Le président libanais, Michel Aoun (g.), s'entretenant jeudi avec le patriarche maronite, Béchara Raï, le 6 avril 2017 au palais de Baabda. Photo Ani
Le patriarche maronite, Béchara Raï, a appelé jeudi à la tenue d'élections législatives "justes", alors que le scrutin censé se tenir en juin prochain risque très probablement d'être reporté en raison des divergences autour de l'adoption d'une nouvelle loi électorale.
"Il est inacceptable de ne pas pouvoir voter une nouvelle loi électorale" aujourd'hui, a regretté le prélat maronite, lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien au palais de Baabda avec le président Michel Aoun.
"Cela est honteux, et le président Aoun le refuse", a ajouté Mgr Raï.
La loi électorale en vigueur, dite de 1960, est fondée sur la majoritaire plurinominale. Ce texte est dénoncé, du moins publiquement, par la plupart des formations politiques qui réclament le vote d'un nouveau texte. La proportionnelle intégrale ou le mode alliant majoritaire et proportionnelle, sont actuellement débattus, mais les forces politiques n'ont toujours pas réussi à se mettre d'accord sur l'une des formules proposées.
"Nous appelons le Parlement a assumer ses responsabilités et à voter une loi juste afin de tenir les élections qui prouvent que nous sommes un pays démocratique", a ajouté le chef de l'Eglise maronite.
Et de conclure : "Nous réitérons cet appel, afin de ne pas arriver face à l'échéance, sans une nouvelle loi électorale, car cela est inacceptable, et il ne suffit pas de rejeter la prorogation du mandat du Parlement, du vide et de la loi de 1960".
Sur un autre plan, Mgr Raï a commenté les critiques qu'il avait récemment formulées à l'égard des armes du Hezbollah, lors d'un déplacement au Caire. "Il n'y a rien de nouveau dans mes propos, et ma relation avec le Hezbollah est +normale+", a-t-il dit.
"Il est inacceptable de ne pas pouvoir voter une nouvelle loi électorale" aujourd'hui, a regretté le prélat maronite, lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien au palais de Baabda avec le président Michel Aoun.
"Cela est honteux, et le président Aoun le refuse", a ajouté Mgr Raï.
La loi électorale en vigueur, dite de 1960, est fondée sur la majoritaire plurinominale. Ce texte est dénoncé, du moins publiquement, par la plupart des formations politiques qui réclament le vote d'un nouveau texte. La proportionnelle intégrale ou le mode...


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