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Espionnage turc: l'Allemagne enquête sur 20 personnes

Vingt personnes font l'objet d'une enquête de la justice allemande, soupçonnées d'avoir espionné pour le compte du gouvernement turc des partisans du prédicateur Fethullah Gülen, a indiqué jeudi le gouvernement allemand.

Le Parquet fédéral allemand a également ouvert le 18 janvier une enquête contre X en réaction à des soupçons d'espionnage en Allemagne pour le compte d'Ankara, a précisé le gouvernement dans une réponse officielle adressée à un député de Die Linke, Sevim Dagdelen, qui l'avait interpellé sur le sujet.

En février, la justice allemande avait mené des perquisitions dans les appartements de quatre religieux musulmans soupçonnés d'avoir rassemblé des informations sur des partisans du prédicateur Gülen, accusé par le gouvernement turc d'être à l'origine du coup d'Etat avorté en juillet dernier.

Les quatre religieux, des imams du Ditib, principale organisation de la communauté turque musulmane en Allemagne, sont soupçonnés d'avoir agi suite à une injonction du gouvernement turc dont le Ditib dépend directement, selon la presse allemande.

Ankara avait rejeté ces accusations et annoncé le rappel de six imams du Ditib, qui gère 806 mosquées en Allemagne et est accusé ces derniers mois de soutenir très activement le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Dans sa réponse au député rendue publique jeudi, le gouvernement n'a pas précisé si les deux affaires étaient liées.

Mais le député de Die Linke a exprimé sa crainte que de nombreux religieux soupçonnés d'espionnage soient rentrés en Turquie.
L'attitude "absolument inacceptable et laxiste à l'égard du Ditib a conduit à ce que les imams-espions d'Erdogan puissent rentrer en Turquie et échapper à des poursuites judiciaires" en Allemagne, a critiqué le parlementaire dans le quotidien die Welt.

Par ailleurs, le Parquet fédéral avait annoncé fin mars l'ouverture d'une autre enquête contre X pour soupçons d'espionnage. Dans cette affaire, il s'agit de personnes et organisations jugées proches du mouvement Gülen en Allemagne et espionnées par les services de renseignement turcs (MIT).

Les relations entre Berlin et Ankara, deux partenaires importants au sein de l'Otan, se sont envenimées depuis la vaste répression engagée par les autorités turques après le putsch manqué.

Vingt personnes font l'objet d'une enquête de la justice allemande, soupçonnées d'avoir espionné pour le compte du gouvernement turc des partisans du prédicateur Fethullah Gülen, a indiqué jeudi le gouvernement allemand.
Le Parquet fédéral allemand a également ouvert le 18 janvier une enquête contre X en réaction à des soupçons d'espionnage en Allemagne pour le compte d'Ankara, a précisé le gouvernement dans une réponse officielle adressée à un député de Die Linke, Sevim Dagdelen, qui l'avait interpellé sur le sujet.
En février, la justice allemande avait mené des perquisitions dans les appartements de quatre religieux musulmans soupçonnés d'avoir rassemblé des informations sur des partisans du prédicateur Gülen, accusé par le gouvernement turc d'être à l'origine du coup d'Etat avorté en juillet...