La réunion du bloc du Futur. Photo ANI
Le bloc du Futur, au terme de sa réunion hebdomadaire présidée par l'ancien Premier ministre Fouad Siniora : « Nous condamnons fortement le défilé milicien armé du Hezbollah dans la banlieue sud la semaine dernière (...). Par ce défilé, le Hezbollah a voulu adresser un message au président de la République et à l'État libanais, porter un coup au discours d'investiture et aux efforts déployés par les responsables pour renforcer l'autorité et le prestige de l'État dans les différents secteurs et régions (...). Par ce défilé, le Hezbollah a voulu rappeler aux Libanais le défilé des chemises noires à Beyrouth, il y a quelques années, dans le but d'imposer les armes illégales que rejettent les Libanais (...). La poursuite des agissements et débordements armés du Hezbollah, son dédain de la loi et son obstination à insulter l'État sont inadmissibles (...). »
Ahmad Hariri, secrétaire général du courant du Futur, sur la loi électorale, à l'issue de sa visite au siège de la Jamaa islamiya à Saïda : « Nous sommes ouverts à toutes les formules qui ne portent pas atteinte à la coexistence et qui ne visent pas uniquement le courant du Futur (...). La balle n'est pas aujourd'hui dans le camp du Futur (...) qui a été positif lors des discussions menées dans ce cadre. Que celui qui sabote les législatives ou empêche l'entente sur une loi électorale lâche prise. (...) À mon avis, le Hezbollah ne veut pas que les législatives aient lieu. »
Khodr Habib, député du Akkar : « Nous nous trouvons face à la certitude d'un report technique des législatives qui ne peuvent plus se tenir dans les délais, même si on s'entend sur une nouvelle loi. (...) Même si les discussions sont cantonnées à la loi mixte et à la proportionnelle (...) il n'y a toujours pas d'accord. L'entente sur une nouvelle loi électorale n'est pas une chose facile. »
Robert Ghanem, président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice: « Il est inadmissible d'élaborer une loi électorale qui marginalise une des composantes du pays (...). J'espère que les élections seront reportées de quelques mois, le temps d'aboutir à une nouvelle loi, et que ce report sera d'ordre technique (...). À l'heure actuelle, la loi mixte est la meilleure formule possible (...). Elle constitue un premier pas vers la promulgation d'une loi qui reflète la meilleure représentativité à l'avenir. »
Chamel Roukoz, ancien chef des commandos, à l'issue de sa visite au mufti de la République : « Nous estimons que la proportionnelle peut créer de nouvelles opportunités pour une nouvelle classe politique (...). La loi de 1960 est une nouvelle forme de prorogation du mandat de la classe politique actuelle. Nous appelons à une loi équitable à l'égard de tous les Libanais dans toutes les régions (...). En principe, je présenterais ma candidature dans le Kesrouan (...). »
Albert Mansour, ancien ministre: « Les lois électorales mixtes proposées ne sont pas conformes à la Constitution parce qu'elles ne mettent pas les électeurs sur un même pied d'égalité. Il est du devoir du président de la République de les renvoyer (...). »


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