Staffan de Mistura a assuré hier que l’ONU chercherait à « clairement identifier les responsabilités » et à contraindre les auteurs de l’attaque « chimique » en Syrie à « rendre des comptes ». Fabrice Coffrini/AFP
L'attaque chimique meurtrière perpétrée hier en Syrie a outré plusieurs capitales, Washington, Londres et Paris pointant du doigt Damas.
L'opposition syrienne a, la première, accusé le « régime du criminel Bachar (el-Assad) » d'avoir perpétré cette attaque, avec des « obus » contenant du « gaz toxique », et a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à ouvrir une « enquête immédiate ». Selon son négociateur en chef, Mohammad Sabra, ce « crime (...) remet en cause l'ensemble du processus de paix » entre l'opposition et le gouvernement.
L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a assuré que l'ONU chercherait à « clairement identifier les responsabilités » et à contraindre les auteurs de cette attaque « chimique aérienne » à rendre des comptes.
L'attaque intervient alors que M. de Mistura a terminé un nouveau cycle de négociations indirectes entre l'opposition et le régime, à Genève. « Chaque fois qu'il y a un moment où la communauté internationale est capable de se rassembler, il y a quelqu'un qui essaie (...) de saper ce sentiment d'espoir en provoquant un sentiment d'horreur et d'atrocité. Mais nous n'allons pas abandonner et, au contraire, nous utiliserons tous ces moments d'horreur pour montrer qu'ils ne gagneront pas », a-t-il ajouté. De son côté, la commission d'enquête de l'ONU a annoncé qu'elle enquêtait actuellement sur l'attaque.
L'ambassadrice des États-Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley, a pour sa part annoncé que le Conseil de sécurité tiendra une réunion d'urgence aujourd'hui pour discuter de « la terrible attaque chimique en Syrie », à la demande expresse du Royaume-Uni et de la France. Mme Haley, qui tient la présidence tournante du Conseil ce mois-ci, a précisé que la réunion aurait lieu à 10h00.
« L'attaque chimique perpétrée aujourd'hui (...) contre des innocents, y compris des femmes et des enfants, est répréhensible », a déclaré Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, dénonçant « un acte odieux du régime de Bachar el-Assad ». « Les États-Unis sont aux côtés de leurs alliés à travers le monde pour dénoncer cette attaque intolérable », a-t-il ajouté. Interrogé sur une éventuelle réponse américaine, M. Spicer s'est refusé à tout commentaire : « Je ne suis pas prêt à parler de nos actes à venir. » Il n'existe toutefois, à ce stade, aucune véritable option pour un changement de régime, a-t-il concédé.
La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a elle aussi mis en cause Damas : « La principale responsabilité repose sur le régime (...). » « Cela a toutes les caractéristiques d'une attaque du régime qui a utilisé de façon répétée des armes chimiques », a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, jugeant « horribles » les rapports détaillant l'attaque. « Une enquête doit avoir lieu sur l'incident et les auteurs doivent rendre des comptes », a-t-il ajouté.
Le président français, François Hollande, a lui aussi évoqué « la responsabilité » du président syrien dans ce « massacre ». Il a également pointé « la complicité » et « la responsabilité morale » des alliés du régime, sans citer de pays. Et Berlin a dénoncé « un acte d'une cruauté sans équivalent », appelant à « une prise de position sans équivoque » du Conseil de sécurité.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a également dénoncé cette attaque « chimique inhumaine » qui menace, selon lui, le processus de paix d'Astana entre Damas et les rebelles, sous l'égide de la Russie et de l'Iran, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine. « Il s'agit d'un crime contre l'humanité, qui doit être puni », a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.
Enfin, « choqué et outragé », le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé « la communauté internationale à respecter ses engagements de 2013 et retirer entièrement et définitivement ces armes horribles de Syrie ».
Source : AFP


Que d'hypocrisie, des larmes de crocodile, des réunions stériles qui donnent bonne conscience, qui font croire qu'on fait quelque chose, alors que dans la réalité, personne n'oserait aller contre ce monstre d'Assad dans l'état actuel de la confusion généralisée, la lutte contre Daesh, et il le sait bien! L'histoire rapportera cette grosse erreur du lâche Obama, qui parlait de ligne rouge il y a 3 ans et qui s'est dégonflé à la dernière minute, se faisant berner par les russes qui actuellement ont beau jeu: il aurait pu transformer le cours de l'histoire, fini avec ce boucher et on n'entendrait pas des horreurs pareilles encore avoir lieu!
15 h 24, le 05 avril 2017