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Saint-Pétersbourg: une vengeance du groupe EI, pour la presse russe

La presse russe voyait mardi dans l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg un acte de représailles du groupe Etat islamique (EI) à l'intervention de l'armée russe en Syrie, mais s'interrogeait aussi sur un possible durcissement de la politique intérieure du Kremlin.

L'explosion dans l'ancienne capitale impériale "est la réponse de l'EI aux succès des armes russes en Syrie (...) visant à minimiser les activités de la Russie à l'étranger", estime l'analyste Alexeï Moukhine cité par le quotidien Nezavissimaïa Gazeta. Les terroristes "essayent de changer l'opinion publique sur la campagne syrienne", ajoute l'expert.

Le groupe jihadiste n'avait pas revendiqué mardi l'attentat.
Selon des sources du quotidien Izvestia, "les commanditaires et les exécutants de l'attaque terroriste appartiennent à une cellule de terroristes (du groupe EI) dormante, connue depuis longtemps en Europe".
Pour ce journal, "les réactions à cet acte terroriste dans le monde font espérer que la coalition antiterroriste souhaitée par Vladimir Poutine sera enfin formée".

Mais la presse indépendante se montre plus critique sur l'intervention russe en Syrie où Moscou soutient le régime de Bachar el-Assad.

Même si le pouvoir déclare sans cesse que sa politique en Syrie "est bonne (...), cela ne nous empêche pas de nous interroger pour savoir si celle-ci est réfléchie et si ses conséquences sont calculées", écrit ainsi le quotidien libéral Vedomosti.

Pour plusieurs journaux, cet acte terroriste change aussi le contexte politique intérieur en Russie, où des centaines de partisans de l'opposant Alexeï Navalny ont été interpellés fin mars lors de manifestations anticorruption.

La période est d'autant plus sensible qu'une présidentielle doit se tenir en mars 2018 et que la Russie accueille le Mondial de football l'été suivant.

"Se servir d'un acte terroriste pour procéder à un tour de vis constitue une tradition nationale", estime l'analyste du quotidien des affaires RBK Abbas Galiamov.
"Sous prétexte de la lutte contre l'extrémisme, du renforcement des services secrets et du contrôle des réseaux sociaux, le pouvoir peut augmenter sa pression" sur les opposants, juge le journal Vedomosti.

La presse russe voyait mardi dans l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg un acte de représailles du groupe Etat islamique (EI) à l'intervention de l'armée russe en Syrie, mais s'interrogeait aussi sur un possible durcissement de la politique intérieure du Kremlin.
L'explosion dans l'ancienne capitale impériale "est la réponse de l'EI aux succès des armes russes en Syrie (...) visant à minimiser les activités de la Russie à l'étranger", estime l'analyste Alexeï Moukhine cité par le quotidien Nezavissimaïa Gazeta. Les terroristes "essayent de changer l'opinion publique sur la campagne syrienne", ajoute l'expert.
Le groupe jihadiste n'avait pas revendiqué mardi l'attentat.Selon des sources du quotidien Izvestia, "les commanditaires et les exécutants de l'attaque terroriste appartiennent à une cellule de terroristes...