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Kaboul renvoie des généraux après l'attaque d'un hôpital militaire

Les autorités afghanes ont renvoyé douze officiers haut gradés, dont deux généraux, pour négligence après une attaque majeure contre le plus grand hôpital militaire du pays, un échec spectaculaire en terme de renseignement.

Des hommes armés habillés en médecins avaient lancé le mois dernier un assaut minutieusement préparé contre l'hôpital Sardar Daud Khan de Kaboul. Plusieurs rescapés avaient fait état à l'AFP de complicités internes, les assaillants incluant notamment deux internes en médecine.

Le chef du renseignement militaire et l'officier en charge des opérations médicales de l'armée font partie des militaires évincés, et ils vont être poursuivis en justice, a indiqué le ministère de la Défense.
"Ils ont été renvoyés pour manquement à leur devoir en raison de l'attaque contre l'hôpital," a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère, Mohammad Radmanish.

Le carnage à l'intérieur de l'hôpital hautement sécurisé avait embarrassé l'armée, en mettant en lumière la façon dont les insurgés islamistes parviennent à s'infiltrer jusque dans les principales institutions gouvernementales en Afghanistan.

Le ministère de la Défense a démenti l'implication de complices de l'intérieur, et évoqué un bilan officiel de 50 morts. Mais des sources au sein des services de sécurité ainsi que des survivants, dont certains ont pu compter les corps, ont assuré à l'AFP que plus de 100 personnes avaient été tuées pendant les six heures d'assaut.

L'attaque a provoqué de la colère dans l'opinion publique, et des spéculations allaient bon train sur les réseaux sociaux concernant l'éventuelle implication d'officiers haut placés.
Au cours de cette attaque d'une particulière brutalité, les assaillants ont poignardé des patients alités, jeté des grenades dans des services hospitaliers bondés, et abattu des personnes à bout portant.
Le groupe Etat islamique a revendiqué l'opération via son agence de propagande Amaq, quelques heures après que les talibans ont démenti toute implication.

Mais des survivants ont assuré à l'AFP que les assaillants scandaient "longue vie aux talibans" en langue pachto et n'ont épargné que deux services du premier étage où sont soignés des talibans blessés.

Les autorités afghanes ont renvoyé douze officiers haut gradés, dont deux généraux, pour négligence après une attaque majeure contre le plus grand hôpital militaire du pays, un échec spectaculaire en terme de renseignement.
Des hommes armés habillés en médecins avaient lancé le mois dernier un assaut minutieusement préparé contre l'hôpital Sardar Daud Khan de Kaboul. Plusieurs rescapés avaient fait état à l'AFP de complicités internes, les assaillants incluant notamment deux internes en médecine.
Le chef du renseignement militaire et l'officier en charge des opérations médicales de l'armée font partie des militaires évincés, et ils vont être poursuivis en justice, a indiqué le ministère de la Défense."Ils ont été renvoyés pour manquement à leur devoir en raison de l'attaque contre l'hôpital," a...