Roger Federer a remporté dimanche le Masters 1000 de Miami, contre son grand rival Rafael Nadal (6-3, 6-4). Al Bello/Getty Images/AFP
Après une éclipse de six mois en 2016, Roger Federer poursuit son retour au firmament à vitesse supersonique : après l'Open d'Australie en janvier, il a survolé les Masters 1000 d'Indian Wells et de Miami, mais pour ne pas se brûler les ailes, il va réduire sa saison sur terre battue au minimum. Il faudra attendre presque deux mois pour revoir Federer sur le circuit ATP.
Peu après sa victoire en finale à Miami contre son grand rival Rafael Nadal (6-3, 6-4), le Suisse a annoncé qu'il limiterait sa saison sur terre battue au rendez-vous de Roland-Garros (28 mai-11 juin). « Mon corps a besoin de faire un break, ma tête aussi, ma famille a besoin de moi et moi d'eux », a expliqué l'ancien n° 1 mondial aux 18 titres du grand chelem. Il a pris cette décision non par aversion pour la terre battue ou par manque d'appétit pour Roland-Garros, mais pour ménager de façon préventive son genou.
Ce qui justifie surtout ce changement soudain de calendrier, c'est que Federer ne s'attendait pas à remporter les trois tournois les plus importants du premier trimestre 2017 et à afficher un bilan impressionnant de 19 victoires pour une seule défaite, en ayant épinglé trois fois à son tableau de chasse Nadal, deux fois Stan Wawrinka ou encore Juan Martin del Potro, Nick Kyrgios et Kei Nishikori. Débarrassé de ses pépins physiques, revigoré par l'arrivée d'Ivan Ljubicic dans son entourage et aidé, il est vrai, par les déconvenues du n° 1 mondial Andy Murray et de son dauphin Novak Djokokic, Federer, qui avait commencé la saison au 16e rang du classement ATP, est désormais n° 4 mondial.
Son prochain objectif, plus que Roland-Garros, est clairement Wimbledon, son tournoi de prédilection qu'il a remporté à sept reprises, la dernière fois en 2012, autant dire une éternité. Dans son tableau de marche idéal, il a également coché l'US Open fin août et le Masters de fin de saison en novembre à Londres. Et ce qui fait courir, à 35 ans, celui qui a déjà l'un des plus beaux palmarès de l'histoire du tennis, ce sont les titres. « J'aimerais atteindre le chiffre des 100 titres, parce que c'est un beau chiffre », a avoué le Suisse, qui, avec ses 91 titres, n'est plus qu'à trois longueurs d'Ivan Lendl (94) et à 18 (109) de Jimmy Connors, les deux seuls joueurs plus titrés que lui. « Je ne vais pas aller sur de petits tournois pour atteindre ce chiffre, je ne choisis pas les tournois les plus faciles », a-t-il admis, comme pour résumer son impressionnant come-back.
Source : AFP


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