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Liban

Flashes du monde politique

Raï s'oppose d'emblée à une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a dénoncé hier la lenteur dans le processus d'adoption de la loi électorale, en souhaitant que cela ne prélude pas à une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre. « Nous savons que le mandat du Parlement actuel a échu le 20 juin 2013, et qu'il a été prorogé de manière illégale jusqu'au 20 novembre 2014, puis de nouveau jusqu'au 20 juin 2017, sans raison légale et avec des violations répétées de la Constitution, comme l'a détaillé la décision du Conseil constitutionnel du 28 novembre 2014 », a indiqué le patriarche au cours de son homélie dominicale à Bkerké. « Cette décision a condamné le lien entre la tenue des élections et le consensus sur une nouvelle loi électorale ou sur un consensus concernant le déroulement même des élections », a rappelé Mgr Raï. « En dépit de toutes les violations constitutionnelles, le Conseil a rendu le recours en invalidation relatif à la loi sur la prorogation de la Chambre pour éviter le vide institutionnel, ce qui n'équivaut pas du tout à une légitimation de la prorogation », a-t-il ajouté. « Nous souhaitons que la lenteur dans l'adoption d'une nouvelle loi électorale ne conduise pas à une nouvelle prorogation ou à une situation dont on ne connaîtrait pas les résultats pernicieux. Nous souhaitons que le report, d'un mois à l'autre, ne soit pas un moyen de proroger le mandat des députés pour une durée de plus en plus longue autant que possible. Cela serait réellement honteux », a conclu Mgr Raï.

Hamadé a failli démissionner

Le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, a révélé ce week-end qu'il a failli démissionner de ses fonctions il y a quelques jours, mais qu'il a renoncé à le faire à la demande du chef du PSP, Walid Joumblatt. L'agence al-Markaziya révèle que M. Hamadé a pensé à la démission en raison de « son sentiment que le travail ministériel est soumis à beaucoup d'influences partisanes et confessionnelles ». Concernant la loi électorale, le ministre de l'Éducation a confié avoir été « choqué » par la proposition de loi mixte présentée par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, dont une partie est basée sur un vote à caractère confessionnel. « J'ai été étonné quand j'ai lu la loi dite orthodoxe, en raison de la division communautaire et confessionnelle qu'elle suppose. La proposition des Kataëb, qui prône un vote à circonscription unique, serait à même d'assurer une bonne représentativité », a-t-il dit.

Réfugiés : Hariri va tirer la sonnette d'alarme à Bruxelles

Lors de la conférence internationale sur la Syrie, qui aura lieu mercredi à Bruxelles, le Premier ministre Saad Hariri « réclamera à la communauté internationale un montant de 10 à 12 milliards de dollars sur une période de 7 ans, à travers un investissement dans les infrastructures en vue de partager avec le Liban le poids des déplacés ».
Selon notre correspondant au palais Bustros Khalil Fleyhane, M. Hariri prononcera à cette occasion une allocution dans laquelle il mettra en garde contre les risques du maintien de la présence syrienne, qui atteint désormais 25 % de la population, et demandera à la communauté internationale de ne plus se contenter de louer le Liban pour l'accueil d'un nombre aussi énorme de réfugiés, sachant que « certains États n'ont pas honoré leurs engagements pris lors de la conférence de Londres (en février dernier) ». Il mettra également en exergue le danger de l'accroissement démographique, vu « l'augmentation du nombre de naissances d'enfants syriens, à savoir 50 000 par an, alors que la naissance de bébés libanais n'atteint que 23 000 par an ».

Raï s'oppose d'emblée à une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a dénoncé hier la lenteur dans le processus d'adoption de la loi électorale, en souhaitant que cela ne prélude pas à une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre. « Nous savons que le mandat du Parlement actuel a échu le 20 juin 2013, et qu'il a été prorogé de manière illégale jusqu'au 20 novembre 2014, puis de nouveau jusqu'au 20 juin 2017, sans raison légale et avec des violations répétées de la Constitution, comme l'a détaillé la décision du Conseil constitutionnel du 28 novembre 2014 », a indiqué le patriarche au cours de son homélie dominicale à Bkerké. « Cette décision a condamné le lien entre la tenue des élections et le consensus sur une nouvelle loi électorale ou sur un...
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