Juan Barreto/AFP
La Cour suprême vénézuélienne a renoncé le 1er avril à s'attribuer les pouvoirs du Parlement et à conférer des prérogatives élargies au président Nicolas Maduro. Ce recul est intervenu après un Conseil de défense réunissant des représentants des principales institutions du pays, convoqué par M. Maduro, qui s'est fait conciliant face à ce qu'il a lui-même qualifié « d'impasse » dans la crise politique que traverse le Venezuela.
Le camp de M. Maduro est engagé dans un bras de fer avec l'opposition antichaviste (du nom de Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013) depuis qu'elle a largement remporté les législatives de décembre 2015. Elle réclame le départ de M. Maduro du pouvoir, des élections anticipées, et, renforcée par la pression internationale, a appelé à descendre massivement dans la rue. Une manifestation a d'ailleurs eu lieu le 1er avril sur une place de Caracas en présence de parlementaires de l'opposition, qui ont réclamé des élections générales anticipées.
Le président doit également faire face à une forte pression internationale, notamment des États-Unis, de l'Union européenne et des Nations unies. Mais M. Maduro a fermement mis en garde ses adversaires, dénonçant une nouvelle fois un complot ourdi par les États-Unis pour le destituer. « Que personne ne tente de profiter des circonstances pour (se lancer dans) des aventures, car la volonté de contrer des aventures putschistes est totale », a-t-il averti.

