Un Palestinien libéré jeudi après avoir été disculpé du meurtre de deux soldats israéliens en 2000 à Ramallah, en Cisjordanie occupée, mais pas de sa participation à leur lynchage, est rentré vendredi dans sa famille à Gaza.
"Le sentiment de liberté est indescriptible", a déclaré Hatem al-Maghari à l'AFP par téléphone de sa maison familiale. "Je renais, j'ai ressenti une grande injustice en prison".
Il avait été arrêté peu après la mort de deux réservistes israéliens qui, après être entrés par erreur à Ramallah en Cisjordanie, avaient été lynchés dans un poste de police palestinien.
La photo prise sur les lieux d'un Palestinien criant victoire à la fenêtre du poste de police en tendant ses mains ensanglantées était devenue un des symboles de la deuxième intifada.
Hatem al-Maghari avait été condamné à la prison à vie en 2004 pour sa participation à ce lynchage.
Un tribunal militaire a accédé à sa demande d'un nouveau jugement sur la base de "nouveaux éléments qui rendent difficiles de prouver sa participation effective au meurtre d'un des soldats, à un niveau de certitude requis dans un procès criminel", a indiqué jeudi l'armée.
Hatem al-Maghari a en revanche plaidé coupable d'agressions contre un soldat et de ne pas avoir empêché un délit d'être commis. Il a écopé d'une peine de 11 ans et demi de prison ferme, ce qui a permis sa libération immédiate au regard de la détention déjà effectuée, selon l'armée.
"Le sentiment de liberté est indescriptible", a déclaré Hatem al-Maghari à l'AFP par téléphone de sa maison familiale. "Je renais, j'ai ressenti une grande injustice en prison".Il avait été arrêté peu après la mort de deux réservistes israéliens qui, après être entrés par erreur à Ramallah en Cisjordanie, avaient été lynchés dans un poste de police palestinien.
La photo prise sur les lieux d'un Palestinien criant victoire à la fenêtre du poste de police en tendant ses mains ensanglantées était devenue un des symboles de la deuxième intifada.Hatem al-Maghari avait été condamné...


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