Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Guyane française: les négociations repartent après les "excuses" d'une ministre

Les négociations visant à sortir la Guyane française de dix jours de conflit social, après avoir démarré dans une ambiance tendue, sont reparties du bon pied après les "excuses" adressées par la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts au peuple guyanais.

"Au bout de tant d'années, c'est à moi que revient l'honneur de dire, au-delà de ma petite personne, au-delà des fonctions, toutes mes excuses au peuple guyanais", a lancé la ministre au mégaphone depuis le perron de la préfecture de la Guyane, en référence à des années de sous-investissement de Paris dans ce territoire français d'Amérique du Sud.

En contrebas, les centaines de personnes qui avaient manifesté leur méfiance à son égard, ainsi qu'à l'égard du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl, ont applaudi et poussé des cris de joie.
Ces excuses officielles ont fortement inversé la tendance à Cayenne, la plus grande ville de Guyane, où les deux ministres français sont arrivés mercredi soir dans une ambiance électrique.
"Il s'est passé quelque chose de fort. Les conditions de la confiance sont là", s'est félicité le ministre de l'Intérieur, lors d'un entretien avec l'AFP et le quotidien Le Monde.

Alors que la délégation guyanaise a apporté plus de 400 pages de propositions aux deux membres du gouvernement, une "veille ministérielle" a été mise en place à Paris pour "parvenir à des arbitrages" sur les principaux points, a assuré Matthias Fekl, qui compte apporter des réponses au collectif "samedi" au plus tard, a-t-il déclaré.
La Guyane connaît depuis une dizaine de jours un mouvement de contestation d'une ampleur historique, sur fond de revendications sécuritaires, économiques et sociales.

Mardi, ce département a connu "la plus grosse manifestation de son histoire", de l'aveu même de la préfecture, avec près de 15.000 marcheurs sur une population de 250.000 habitants. Les 37 syndicats membres de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) avaient voté samedi à la quasi-unanimité la grève générale illimitée qui a commencé lundi.

Les négociations visant à sortir la Guyane française de dix jours de conflit social, après avoir démarré dans une ambiance tendue, sont reparties du bon pied après les "excuses" adressées par la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts au peuple guyanais.
"Au bout de tant d'années, c'est à moi que revient l'honneur de dire, au-delà de ma petite personne, au-delà des fonctions, toutes mes excuses au peuple guyanais", a lancé la ministre au mégaphone depuis le perron de la préfecture de la Guyane, en référence à des années de sous-investissement de Paris dans ce territoire français d'Amérique du Sud.
En contrebas, les centaines de personnes qui avaient manifesté leur méfiance à son égard, ainsi qu'à l'égard du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl, ont applaudi et poussé des cris de joie.Ces excuses officielles...