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Moyen Orient et Monde - Politique

Venezuela : le Parlement privé de ses pouvoirs

Hier à Caracas, au Venezuela, des passants se promenant aux abords de l’Assemblée nationale, bastion des opposants. Marco Bello/Reuters

La Cour suprême du Venezuela, accusée par l'opposition de servir le pouvoir en place, s'est octroyé hier les attributions du Parlement, le bastion des opposants, lors d'un nouveau coup de force du camp du président Nicolas Maduro. Cette décision traduit une escalade supplémentaire dans la crise politique, qui agite ce pays pétrolier depuis la large victoire de l'opposition antichaviste (du nom de l'ancien président Hugo Chavez, 1999-2013) aux élections législatives fin 2015, pour la première fois en 17 ans.
Depuis janvier 2016, la Cour suprême a déclaré nuls tous les votes de l'Assemblée nationale, en réaction à l'investiture de trois députés antichavistes, malgré les soupçons entourant leur élection. Elle n'a cessé depuis de rogner le pouvoir des législateurs. « Tant que l'Assemblée nationale sera hors la loi, les compétences parlementaires seront exercées directement par la Chambre constitutionnelle (de la Cour suprême) », selon la décision publiée hier par la plus haute juridiction du pays. Cela signifie concrètement que la Cour suprême s'arrogera notamment le droit d'édicter des lois.
« C'est un tribunal frauduleux qui interprète la Constitution à l'encontre de son propre texte », a réagi le député d'opposition Henry Ramos Allup, également ancien président du Parlement unicaméral. « Nous devons continuer à remplir nos devoirs (...) et continuer à exercer nos fonctions, quels que soient les risques, car nous n'avons pas été désignés députés, mais nous avons été élus », a-t-il ajouté.
Dernière décision en date du Tribunal suprême de justice (TSJ) ou Cour suprême : les députés vénézuéliens, majoritairement d'opposition, ont été privés mardi de leur immunité, ce qui les expose à de possibles procès pour haute trahison devant des instances militaires. La mesure de mardi apparaissait déjà comme une sanction contre le pouvoir législatif, le seul à ne pas être contrôlé par Nicolas Maduro et ses proches. Elle renforce les prérogatives du chef de l'État, habilité à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la « stabilité démocratique ».

La Cour suprême du Venezuela, accusée par l'opposition de servir le pouvoir en place, s'est octroyé hier les attributions du Parlement, le bastion des opposants, lors d'un nouveau coup de force du camp du président Nicolas Maduro. Cette décision traduit une escalade supplémentaire dans la crise politique, qui agite ce pays pétrolier depuis la large victoire de l'opposition antichaviste (du nom de l'ancien président Hugo Chavez, 1999-2013) aux élections législatives fin 2015, pour la première fois en 17 ans.Depuis janvier 2016, la Cour suprême a déclaré nuls tous les votes de l'Assemblée nationale, en réaction à l'investiture de trois députés antichavistes, malgré les soupçons entourant leur élection. Elle n'a cessé depuis de rogner le pouvoir des législateurs. « Tant que l'Assemblée nationale sera hors la loi,...
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