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Accord sur la TV publique: le spectre d'élections s'éloigne en Israël

AFP
30/03/2017

Le spectre d'élections anticipées s'est éloigné jeudi en Israël avec l'annonce d'un accord sur l'avenir de la radio-télévision publique, au centre d'un long bras de fer entre le chef de gouvernement Benjamin Netanyahu et son ministre des Finances.

Au coeur de l'une des plus vives querelles de ce gouvernement investi en mai 2015 se trouve le remplacement de l'historique Autorité de radio-diffusion (IBA), appelée à fermer le 30 avril, par un nouvel établissement, la Public Broadcasting Corporation (PBC).

La volonté d'emprise de M. Netanyahu sur l'information passe aux yeux de nombreux commentateurs israéliens pour un facteur primordial de la crise.

M. Netanyahu a commencé par soutenir le remplacement de l'IBA par la PBC, mais a fait volte-face depuis. Il s'oppose à la création de la PBC et s'est heurté frontalement à son ministre des Finances, le centriste Moshé Kahlon, qui se pose en comptable de l'argent du contribuable et des sommes importantes déjà investies dans la réforme.

Le Premier ministre a brandi la menace de provoquer des élections anticipées si un accord n'était pas trouvé.
Après une longue épreuve de force, le gouvernement a annoncé jeudi que les deux parties avaient fini par s'entendre. M. Netanyahu "croit que la crise est passée", a indiqué son bureau dans un communiqué, après une série de rencontres avec M. Kahlon.

Un nouvel établissement verra bel et bien le jour mais le département Informations en sera dissocié et fonctionnera suivant un modèle du secteur privé, dit le bureau du Premier ministre sans fournir beaucoup plus d'explications sur un montage complexe.

Officiellement, la réforme visait à dynamiser un service public à bout de souffle et à regagner une partie du terrain perdu face aux chaînes privées.
Mais M. Netanyahu, professionnel de la communication volontiers décrit comme obsédé par les médias et leur hostilité, se serait rendu compte que les journalistes de la PBC lui seraient au moins aussi hostiles que ceux de l'IBA, selon ses détracteurs.

D'autres évoquent aussi la possibilité que le Premier ministre ait provoqué la crise pour détourner l'attention des enquêtes pour corruption dont lui et sa famille font l'objet.

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