Liban

Pierre Fattouche dément une visite à Ali Mamlouk

Aïn Dara / Mégacimenterie
OLJ
30/03/2017

La polémique autour de la carrière de Aïn Dara que l'entrepreneur Pierre Fattouche, le frère de l'ancien ministre Nicolas Fattouche, compte mettre en place malgré les protestations des riverains se poursuit.
Hier dans un entretien téléphonique avec L'Orient-Le Jour, Pierre Fattouche a réfuté des rumeurs véhiculées par des sites d'informations en ligne selon lesquelles il aurait rendu visite à Ali Mamlouk, chef de la Sécurité nationale syrienne, pour lui proposer de suggérer des noms de militaires libanais afin qu'il les propose à son tour à des personnes au pouvoir pour que ces hommes accèdent à des postes haut placés.
« C'est de la calomnie pure. Pourquoi irais-je chez Ali Mamlouk ? Je suis tout simplement un homme d'affaires qui a investi 55 millions de dollars pour ce projet de cimenterie et qui a reçu une autorisation du gouvernement libanais », a-t-il dit.
Joint au téléphone par L'Orient-Le Jour, Abdallah Haddad, responsable du mouvement civil contre la mise en place du projet de Aïn Dara, s'est étonné du fait que l'État libanais n'ait pas réagi pour vérifier les informations véhiculées par les sites d'informations en ligne, d'autant que Ali Mamlouk est accusé par la justice libanaise d'avoir planifié des attentats au Liban. Il a également rappelé les liens qui existent entre la famille Fattouche et le régime syrien. « C'est leur partenaire et allié historiquement », a-t-il noté.
Le projet de mégacimenterie, conçu par Pierre Fattouche, était initialement prévu à Zahlé, mais il a été transféré vers Aïn Dara après le refus opposé par les habitants et les partis politiques du chef-lieu de la Békaa. Les propriétaires ont obtenu un permis délivré par le ministère de l'Industrie, mais n'ont jamais eu un permis de construire du conseil municipal de Aïn Dara, qui s'oppose à leur projet, ainsi que la population du village. La municipalité a d'ailleurs présenté un recours en Conseil d'État contre l'octroi de ce permis par le ministère de l'Industrie et attend toujours la décision de justice.
En début de semaine, le président de la République, Michel Aoun, a dépêché son conseiller en ingénierie, Antoine Souaid, auprès de la municipalité de Aïn Dara afin de prendre connaissance de la situation légale du projet.

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C,EST COMME DEMENTIR AVOIR ATTRAPPE LE CHOLERA...

Bery tus

ah comme les temps changent avant ils (les gens pas forcement lui) s'en vantaient .. mais maintenant c'est devenue autre chose haha

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