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Côte d'Ivoire: HRW dénonce l'acquittement de Mme Gbagbo, se tourne vers la CPI

AFP
29/03/2017

L'acquittement par la Cour d'assises d'Abidjan de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité "met en évidence l'importance de l'affaire à son encontre devant la Cour pénale internationale" (CPI), a estimé mercredi Human Rights Watch (HRW).

Selon un communiqué de l'ONG de défense des droits de l'homme, cet acquittement "démontre les nombreuses irrégularités qui ont entaché le procès et laisse de graves questions sans réponse concernant son rôle présumé dans les crimes brutaux perpétrés pendant la crise post-électorale de 2010-2011".
"L'enquête peu approfondie et les preuves ténues présentées lors de son procès souligne l'importance de l'affaire en cours contre Simone Gbagbo à la CPI pour des crimes similaires", estime l'ONG.

Mme Gbagbo, 67 ans, est jugée depuis le 31 mai 2016 pour son implication présumée dans des tirs d'obus sur le marché d'Abobo, un quartier d'Abidjan favorable à Alassane Ouattara - rival de son mari Laurent Gbagbo à la présidentielle de novembre 2010 - et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des militaires proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays, après le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara.
La tenue de ce procès à Abidjan avait pris de court la CPI, où elle est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité".

Basé à La Haye, ce tribunal international juge actuellement Laurent Gbagbo, pour des crimes contre l'humanité commis pendant la crise post-électorale.
La CPI a toujours réclamé Simone Gbagbo, mais Abidjan refuse son transfèrement à la Haye.
Mardi, son acquittement a été accueilli comme un coup de théâtre alors que le procureur de la cour d'assises avait requis la prison à vie.
Les parties ont 60 jours pour introduire un pourvoi contre cette décision.

Mme Gbagbo purge déjà à Abidjan une peine de 20 ans de prison, prononcée en 2015 pour "atteinte à la sûreté de l'Etat".
Réagissant auprès de l'AFP, l'un de ses avocats, Ange Rodrigue Dadjé, a salué mercredi "le courage des magistrats de la cour d'assises et des jurés, qui ont prononcé une décision historique dans un environnement où le politique fait souvent pression sur le judiciaire".
Pour M. Dadjé, "ce procès a été bâclé depuis l'instruction, car la justice n'a jamais voulu entendre les vrais acteurs, notamment certains responsables politiques actuellement aux affaires aujourd'hui".

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