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Liban - Ordre De La Presse

Mohammad Baalbacki n’est plus

Avec Ghassan Tuéni.

Mohammad Baalbacki, ancien président de l'ordre la presse, est décédé hier à l'âge de 96 ans. Il a été élu dix fois de suite à la tête de l'ordre de la presse et a occupé ses fonctions de 1982 à 2014.
Né en 1921 à Beyrouth, Mohammad Baalbacki effectue des études de théologie et de littérature arabe dans un établissement religieux pendant trois ans. Il prêche même pendant cette période dans plusieurs mosquées de la capitale. Il s'inscrit ensuite en littérature arabe à l'Université américaine de Beyrouth où il obtient son diplôme en 1942. Un an plus tard, il commence à écrire au quotidien ad-Diyar où il travaillera pendant 6 ans tout en enseignant à l'AUB. Il collabore également au magazine al-Sayyad, crée en 1947 l'hebdomadaire Koul Shay' et acquiert en 1951 le quotidien Sada Loubnan.
Il est élu président de l'ordre de la presse pour la première fois en 1982 et réélu 9 fois consécutives. Son dernier mandat a été de 2011 à 2014.
M. Baalbacki a obtenu plusieurs distinctions dont, en 1958, la médaille du Mérite attribuée par l'ancien président de la République Camille Chamoun, l'ordre national du Mérite, grade d'officier, attribué par l'ancien président français François Mitterrand en 1985, ainsi que l'ordre national du Cèdre, grade de commandeur, attribué par l'ancien président Émile Lahoud, en 2001.
Le président Michel Aoun s'est dit « affligé » par le décès de Mohammad Baalbacki. « Le défunt était l'un des pionniers du verbe au Liban. Il était l'un des symboles du patriotisme et du nationalisme arabe, une source d'inspiration pour les générations à venir (...). Sa mémoire restera gravée dans la conscience de notre presse », a dit le chef de l'État.
Le Premier ministre Saad Hariri, en déplacement en Égypte, a également rendu hommage à Mohammad Baalbacki dans un communiqué publié par son bureau. « La presse libanaise et arabe perd un pilier historique et je perds un ami qui m'a toujours conseillé sagement(...). Mohammad Baalbacki était aussi pour Rafic Hariri un compagnon de route, il avait des positions nationales et donnait la priorité à l'intérêt du Liban et des Libanais », indique le texte.
Le ministre de l'Information, Melhem Riachi, a été le premier à avoir rendu hommage au défunt. « Le Liban a perdu une figure de la presse libanaise (...). Avant d'être immobilisé par la maladie, Mohammad Baalbacki était un homme dynamique et un réel défenseur des droits des journalistes », a affirmé M. Riachi.

Un défenseur de la liberté de la presse
L'ancien Premier ministre Tammam Salam a fait part de son regret de voir s'éteindre celui qu'il a décrit comme un « lutteur pour la liberté d'expression ». Idem pour les anciens Premiers ministres Nagib Mikati et Salim Hoss et le député Ghazi Aridi qui ont regretté la disparition d'une « personnalité nationale et médiatique d'envergure ».
La députée de Bécharré, Sethrida Geagea, a révélé dans un communiqué le soutien que Mohammad Baalbacki lui a offert lorsque le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, était incarcéré dans les années 90. « Je me rappelle encore de ses paroles. Il me disait : "N'aie pas peur Sethrida, ton mari va sortir un jour de prison et jouera un rôle national important" », a-t-elle déclaré.
Les ordres de la presse, des rédacteurs et des photographes de presse ont également rendu hommage à Baalbacki. L'actuel président de l'ordre de la presse, Aouni Kaaki, a indiqué que Mohammad Baalbacki « n'a pas hésité un seul jour à défendre la liberté de la presse ».
Le Parti syrien national social (PSNS), auquel Baalbacki avait adhéré en 1949, a également rendu hommage au défunt dans un communiqué publié hier.

Mohammad Baalbacki, ancien président de l'ordre la presse, est décédé hier à l'âge de 96 ans. Il a été élu dix fois de suite à la tête de l'ordre de la presse et a occupé ses fonctions de 1982 à 2014.Né en 1921 à Beyrouth, Mohammad Baalbacki effectue des études de théologie et de littérature arabe dans un établissement religieux pendant trois ans. Il prêche même pendant cette période dans plusieurs mosquées de la capitale. Il s'inscrit ensuite en littérature arabe à l'Université américaine de Beyrouth où il obtient son diplôme en 1942. Un an plus tard, il commence à écrire au quotidien ad-Diyar où il travaillera pendant 6 ans tout en enseignant à l'AUB. Il collabore également au magazine al-Sayyad, crée en 1947 l'hebdomadaire Koul Shay' et acquiert en 1951 le quotidien Sada Loubnan.Il est élu...
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