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Culture

Une 13e édition qui démarre le 13 avril

Festival Bipod

Le programme de 2017 a été rendu public.

OLJ
23/03/2017

Le musée Sursock accueillait hier les différents institutions et acteurs du festival Bipod 2017. Cet événement phare de la danse contemporaine, fondé par la compagnie Maqamat, se tient cette année à Citerne Beirut (Mar Mikhaël), du 13 au 29 avril, et comprend les rencontres Moultaqa Leymoun.
Hormis Omar Rajeh, le chorégraphe, danseur et fondateur de Bipod, et sa femme Mia Habis, désormais directrice de l'organisation, cette treizième édition a vu le jour grâce à l'implication de cinq autres personnes : Mani Pournaghi, directeur de l'Institut Goethe ; Ricardo Santos, chef de mission adjoint de l'ambassade d'Espagne ; François Barras, ambassadeur de Suisse; Elma Meijboom, responsable des affaires humanitaires et de la diplomatie publique des Pays-Bas, et Eva-Maria Ghannam, représentante du British Council.

Après avoir remercié toutes les personnes et institutions qui ont rendu cette édition possible, Mia Habis est revenue sur les valeurs fondatrices du festival : « Nos valeurs sont fortement enracinées non dans le fanatisme et la haine, mais dans l'ouverture, l'ingéniosité et l'originalité. Maintenant, encore plus, nous sommes condamnés au théâtre, à la danse, aux rêves, à la conscience et à la responsabilité », a-t-elle dit.
« Cette année, le festival fait en effet la part belle aux responsabilités et aux initiatives », a renchéri Omar Rajeh. « La danse permet de se poser des questions, comme lorsqu'on regarde la télévision ou qu'on lit le journal », assure-t-il. Pour le chorégraphe, le but de ce thème est de se questionner sur notre quotidien : « Nous sommes constamment pris par nos routines. Il faut se remettre en question sur la capacité d'initiative que chacun possède. » Une opportunité que donne le projet Citerne Beirut, « espace de créativité, d'art et d'expérimentation », a précisé Omar Rajeh.

 

(Lire aussi : Le top cinq de la rédaction)

 

La vie quotidienne est le thème abordé par Le poids des éponges de Guilherme Botelho. François Barras a présenté la création : « Le poids des éponges conteste nos perceptions et notre interprétation de la réalité. Nous sommes extrêmement fiers de supporter Bipod. Ce festival est un symbole de créativité, de vitalité. Il met en valeur la scène culturelle beyrouthine. »

« Le thème de cette année est parfaitement lié au contexte actuel », a expliqué Eva-Maria Ghannam. « Être partenaire de ce festival relève pour nous de l'engagement politique. L'art doit davantage être intégré au sein de la communauté », a-t-elle ajouté. « L'Espagne est ravie d'avoir eu cette opportunité », a noté Ricardo Santos, avant de décrire le spectacle proposé par le chorégraphe Thomas Noone : « L'artiste a une haute capacité technique. Avec ses danseurs, il cherche à provoquer l'émotion en utilisant le corps comme support d'expression artistique. »
« Ce n'est pas uniquement un show. Ce festival crée de grands échanges culturels », a souligné Mani Pournaghi. « De plus, l'approche qu'apporte le contemporain est intéressante, puisqu'elle mêle le théâtre et la danse. » « Ce festival est la parfaite occasion de promouvoir la liberté d'expression », a conclu Elma Meijboom. « Bipod permet de mettre en avant les différences entre le Moyen-Orient et le reste du monde. »

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