Figure de l'opposition libérale bahreïnie, Ibrahim Chérif a été convoqué lundi au parquet à Manama où il a été accusé d'"incitation à la haine contre le régime" pour des tweets, a rapporté une organisation de défense des droits de l'Homme.
Dans un communiqué, le Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD), basé en Grande-Bretagne, a précisé que M. Chérif avait été interrogé dans la matinée sur des tweets qu'il avait postés sur différents sujets.
Selon cette organisation, outre des messages de soutien à des détenus politiques, il a écrit dans l'un de ses tweets "Que reste-t-il du décor d'un Etat démocratique?" après la menace des autorités de Bahreïn de procéder à la dissolution d'autres groupes politiques après celle d'Al-Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite.
Début mars, le ministère de la Justice a engagé une procédure judiciaire pour dissoudre le groupe de l'Action nationale démocratique (Waad), dont M. Chérif était le fondateur et l'ancien secrétaire général.
Dans un communiqué, Amnesty International a indiqué lundi que M Chérif "est injustement puni simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression".
"L'accusation portée contre lui est ridicule et doit être abandonnée immédiatement", a ajouté Lynn Maalouf, directrice adjointe pour la recherche au bureau d'Amnesty à Beyrouth, indiquant que les autorités bahreïnies cherchaient "à harceler et à intimider quiconque ose s'exprimer au sujet des violations des droits de l'homme" dans le pays.
Ibrahim Chérif avait été libéré en juillet 2016 après avoir purgé un an de prison également pour "incitation à la haine contre le régime".
Cette accusation avait été retenue contre lui pour avoir critiqué le gouvernement lors d'une cérémonie à la mémoire d'une des victimes de la répression du soulèvement de la majorité chiite contre la dynastie sunnite au pouvoir en 2011.
Son incarcération était intervenue à peine un mois après sa libération en juin 2015 en vertu d'une amnistie royale. Il venait alors de passer plus de quatre ans en prison, alors qu'il avait été condamné à cinq ans pour son implication dans les violences ayant accompagné les manifestations de 2011 dans la foulée des Printemps arabes.
Cet opposant, de confession sunnite, avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de contestation, animé par l'opposition chiite, qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle à la dynastie sunnite dirigeant le pays.
Dans un communiqué, le Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD), basé en Grande-Bretagne, a précisé que M. Chérif avait été interrogé dans la matinée sur des tweets qu'il avait postés sur différents sujets.
Selon cette organisation, outre des messages de soutien à des détenus politiques, il a écrit dans l'un de ses tweets "Que reste-t-il du décor d'un Etat démocratique?" après la menace des autorités de Bahreïn de procéder à la dissolution d'autres groupes politiques après celle d'Al-Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite.
Début mars, le...


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