Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil, a dénoncé lundi, lors d'une conférence de presse, l'existence d'un "complot politique" au sein de la Chambre des députés, ayant pour objectif d'empêcher l'adoption de la grille des salaires.
"Il y a un complot politique au sein du Parlement, avec pour objectif de torpiller la grille des salaires, a déclaré le ministre. Les gens ont le droit d'avoir peur parce que les expériences précédentes n'ont pas été encourageantes".
M. Hassan Khalil a affirmé que la grille des salaires comprend certaines "lacunes qui seront étudiées". "Une réunion entre les représentants des différents groupes politiques doit avoir lieu bientôt pour corriger ces lacunes", a-t-il souligné.
"En tant que membre du mouvement Amal, et du bloc du développement et de la libération (groupe Berry) et en tant que ministre des Finances je soutiens la grille des salaires, a encore dit le ministre. Elle doit être accompagnée de véritables réformes. Il ne doit pas y avoir des secteurs intouchables".
Selon lui, "certains ont essayé de profiter de l'inquiétude des gens pour atteindre des objectifs politiques". "La grille des salaires est un droit et si l'État avait fait son devoir nous n'aurions pas eu ce problème", a-t-il affirmé.
Dimanche, de nombreux Libanais ont manifesté place Riad Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, contre les hausses d'impôts et de taxes. Pour financer la nouvelle grille des salaires du secteur public, le Parlement a déjà avalisé huit mesures fiscales, notamment une hausse d'un point de la TVA (désormais à 11%), une augmentation des taxes sur les produits alcoolisés importés, ou encore sur les cigarettes, le tabac et les cigares. Il n'a pas réussi toutefois à adopter la nouvelle grille. Ces mesures fiscales sont fortement contestées, car frappant indistinctement l'ensemble des contribuables, indépendamment de leurs revenus.
Des avocats représentant la société civile ont été empêché d'assister à la conférence de presse du ministre. Ce dernier s'est dit prêt à les rencontrer après la conférence qui est réservée à la presse.
Au sujet de la loi électorale, qui doit gérer les prochaines élections législatives, M. Hassan Khalil a estimé que "le fait qu'il n'y ait pas d'accord sur une nouvelle loi pourrait déclencher une grande crise et toucher la stabilité des institutions".
La majorité des formations politiques se disent opposées à la loi en vigueur qui prévoit la majoritaire plurinominale, mais ces formations n'ont toujours pas réussi à s'accorder sur un nouveau mode de scrutin.
"Il y a un complot politique au sein du Parlement, avec pour objectif de torpiller la grille des salaires, a déclaré le ministre. Les gens ont le droit d'avoir peur parce que les expériences précédentes n'ont pas été encourageantes".
M. Hassan Khalil a affirmé que la grille des salaires comprend certaines "lacunes qui seront étudiées". "Une réunion entre les représentants des différents groupes politiques doit avoir lieu bientôt pour corriger ces lacunes", a-t-il souligné.
"En tant que membre du mouvement Amal, et du bloc du développement et de la libération (groupe...


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