Youssef Haiby, 52 ans, de Zabbougha, dans le Metn, est présent dimanche à la manifestation organisée dans le centre-ville de Beyrouth contre les hausses d'impôts et de taxes.
"Je suis venu avec 25 amis", déclare ce militant Kataëb, salarié dans une usine de cacahuètes, selon des propos recueillis par l'un de nos correspondants sur place, Matthieu Karam.
"Je suis ici car nos augmentations de salaire sont confisquées par la hausse des prix et des taxes. On n'arrive plus à payer la scolarité de nos enfants", lance-t-il, précisant qu'il n'avait pas manifesté qu'à deux reprises avant cela, le 14 mars 2005 (contre la tutelle syrienne sur le Liban) et au moment de la crise des déchets, en 2015.
"Aux politiciens, je dis : 'Légiferez, mais sans toucher au peuple!' Vous êtes au pouvoir grâce à nous. Vous devez faire ce qu'on vous demande, et pas l'inverse", explique-t-il.
Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l'appel de plusieurs partis politiques et collectifs de la société civile. Ce rassemblement doit être le point d'orgue de la grogne populaire qui monte depuis plusieurs jours face à une majoration de plusieurs impôts et taxes que le Parlement a commencé à valider en vue de financer la nouvelle grille des salaires du secteur public, dont le montant a été plafonné à 800 millions de dollars.
Le Parlement a déjà avalisé huit mesures fiscales, notamment une hausse d'un point de la TVA (désormais à 11%), un relèvement des taxes sur les produits alcoolisés importés, ou encore sur le tabac. Il n'a toutefois pas réussi à voter la nouvelle grille. Ces mesures fiscales sont fortement contestées, car frappant indistinctement l'ensemble des contribuables, indépendamment de leurs revenus.
Les contestataires réclament l'adoption d'une nouvelle grille, mais sans la financer par des impôts qui, selon eux, toucheraient les classes défavorisées. Ils protestent également contre la dilapidation de l'argent public et la corruption.
"Je suis venu avec 25 amis", déclare ce militant Kataëb, salarié dans une usine de cacahuètes, selon des propos recueillis par l'un de nos correspondants sur place, Matthieu Karam.
"Je suis ici car nos augmentations de salaire sont confisquées par la hausse des prix et des taxes. On n'arrive plus à payer la scolarité de nos enfants", lance-t-il, précisant qu'il n'avait pas manifesté qu'à deux reprises avant cela, le 14 mars 2005 (contre la tutelle syrienne sur le Liban) et au moment de la crise des déchets, en 2015.
"Aux politiciens, je dis : 'Légiferez, mais sans toucher au peuple!' Vous êtes au pouvoir grâce à nous. Vous devez faire ce qu'on...


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