La justice militaire congolaise a annoncé samedi avoir arrêté sept militaires accusés de crime de guerre dans une région du centre de la République démocratique du Congo secouée par une rébellion menée par des miliciens d'un chef coutumier tué ayant fait 400 morts.
En février, une vidéo tournée dans un village du Kasaï central et largement partagée sur les réseaux sociaux montrait des hommes en uniforme tirer sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, puis insulter et achever leurs victimes.
Le gouvernement l'avait qualifiée de "montage grossier" avant de décider de mener des enquêtes "par précaution" face aux allégations persistantes de violations des droits de l'Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba dans le Kasaï central.
"En rapport avec cette vidéo, nous avons mis la main sur sept suspects, tous éléments des FARDC, qui sont actuellement en détention", parmi eux des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d'une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC.
"De l'instruction entreprise, de l'exploitation de la vidéo et des descentes sur les lieux des crimes, les préventions ci-après ont été retenues à charge des suspects: crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crime de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation d'une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires", a ajouté le général Ponde.
Pour approfondir les investigations, "l'auditorat général se propose de requérir l'expertise exigée pour l'exploitation de données sur les téléphones cellulaires saisis, ainsi que l'exhumation de deux tombes localisées dans la périphérie de Mwanza Lomba", a indiqué le général, afin "d'identifier" les victimes et de déterminer "le mode opératoire de leurs bourreaux".
L'auditeur général des FARDC a déclaré avoir sollicité l'appui des Cellules d'appui aux poursuites (CAP) de la mission de l'ONU en RDC (Monusco) depuis le 25 février 2016 pour la suite de l'enquête.
Région du centre de la RDC, le Kasaï est le théâtre depuis septembre 2016 d'une rébellion née de la mort, le mois précédent, lors d'une opération militaire, d'un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central. Les violences y ont fait au moins 400 morts depuis septembre.
En février, une vidéo tournée dans un village du Kasaï central et largement partagée sur les réseaux sociaux montrait des hommes en uniforme tirer sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, puis insulter et achever leurs victimes.
Le gouvernement l'avait qualifiée de "montage grossier" avant de décider de mener des enquêtes "par précaution" face aux allégations persistantes de violations des droits de l'Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba dans le...


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