Mischa Barton est devenue une vedette internationale après avoir joué dans la série télévisée « Newport Beach », mais sa carrière a ensuite stagné et elle a principalement joué dans des films de série B. Valery Hache/AFP
Les actrices Emma Watson, Mischa Barton et Amanda Seyfried prennent des mesures légales face à la diffusion contre leur gré de photos volées, parfois dénudées ou à caractère sexuel, une forme d'agression dont sont victimes de plus en plus de femmes.
La Britannique Emma Watson, star du nouveau Disney La belle et la bête, envisage d'engager des poursuites après la diffusion sur internet de dizaines de photos piratées sur lesquelles on la voit essayer des vêtements. Ces images, qui remontent à une séance d'essayage avec une styliste ayant eu lieu il y a plusieurs années, « ne sont pas dénudées. Des avocats ont été informés », a précisé son porte-parole, Luke Windsor. Selon plusieurs médias, ces images ont été diffusées sur le dark web – une partie cryptée de l'internet qui n'est accessible qu'à des utilisateurs spécialisés.
Cet incident fait suite à une polémique suscitée ces dernières semaines par une photo publiée dans le magazine Vanity Fair, où l'actrice de 26 ans dévoile partiellement ses seins. Certains ont estimé que ces photos sexy trahissent les prises de position féministes d'Emma Watson. En 2014, après un discours sur l'égalité hommes/femmes, celle qui avait interprété Hermione dans la saga Harry Potter avait reçu la menace – non suivie d'effet – de voir des images d'elle nue diffusées sur internet. « Je savais que c'était une intox, que de telles images n'existaient pas. Dès la minute où j'ai commencé à prendre position et à parler des droits des femmes, j'ai été menacée », avait-elle assuré l'année suivante.
Les marines aussi
L'actrice anglaise Mischa Barton a parallèlement indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'elle engageait des poursuites après avoir fait l'objet d'une « vengeance pornographique », avec la diffusion et l'offre à la vente contre son gré de photos et vidéos d'elle à caractère sexuel. En lisant une déclaration au bureau de son avocate dans la banlieue de Los Angeles, elle a expliqué que quelqu'un en qui elle avait confiance avait filmé « ses moments les plus intimes et privés » avec des caméras cachées. « Je m'exprime publiquement pour combattre (ce phénomène), pas seulement pour moi, mais pour toutes les autres femmes. Je veux leur épargner la douleur et l'humiliation que j'ai dû endurer », a-t-elle ajouté.
Son avocate, Lisa Bloom, a précisé qu'une relation amoureuse passée de l'actrice avait tenté de vendre la cassette pour 500 000 dollars et que les éventuels acheteurs pourraient être poursuivis en justice. Une enquête policière est en cours.
Par ailleurs, TMZ – le site d'informations sur les célébrités – affirme que la comédienne Amanda Seyfried va également poursuivre un site internet qui a publié des photos d'elle dénudée, y compris certaines prises pendant des relations sexuelles avec son ancien petit ami. Ce site affiche de nombreuses photos et vidéos intimes de célébrités, vraisemblablement volées. Le mois dernier, un habitant de Chicago (au nord des États-Unis), âgé de 29 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour avoir piraté les comptes numériques de célébrités, dont Jennifer Lawrence, sur le système de stockage en ligne Apple iCloud. Des dizaines d'images suggestives de stars, y compris Rihanna, Kate Upton et Kirsten Dunst, avaient alors été postées en ligne en 2014.
Le piratage de photos personnelles ou la vengeance pornographique sont une forme d'agression sexuelle de plus en plus répandue, qui atteint également nombre de femmes anonymes dans un cadre juridique parfois encore flou. Aux antipodes de Hollywood, des femmes appartenant au corps des marines de l'armée américaine ont également été victimes ce février d'un trafic de photos intimes sur la page Facebook du corps militaire, souvent accompagnées de commentaires orduriers de la part de leurs confrères. Le corps des marines a ouvert une enquête sur ces photos prises, à l'insu des recrues féminines, sous la douche ou dans la privauté de leurs baraquements.
(Source : AFP)

