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Liban

Ils ont dit

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a reçu hier le ministre Michel Pharaon, pour un entretien axé sur des questions d’actualité.

Walid Joumblatt, chef du PSP, sur son compte Twitter : « Dès le départ, le Parti socialiste progressiste avait soutenu la nouvelle grille des salaires dans le secteur public, mais à condition d'en assurer les recettes et de mettre fin au gaspillage. Le populisme est très facile. »


Le Rassemblement de la République, au terme d'une réunion présidée par l'ancien chef d'État Michel Sleiman : « Comment l'autorité politique peut-elle s'entendre en un temps record sur des taxes qui vont éreinter les Libanais et ne pas avoir honte de son incapacité à parvenir à un accord autour d'une loi électorale qui sied aux Libanais, lesquels se taisent sur de nombreuses anomalies, telles que les ordures dans les rues ou encore des embouteillages inextricables qui restent cependant plus cléments que des taxes menaçant de décimer la classe moyenne? Il est dangereux de porter atteinte à la stabilité sociale, surtout que la situation économique est catastrophique. »


Najib Mikati, ancien Premier ministre, dans une déclaration : « L'approche de l'échelle des salaires au Parlement montre pratiquement qu'on va prendre deux fois plus d'une main ce qu'on aura accordé aux fonctionnaires de l'autre (...) La colère des gens ne va pas tarder à exploser avec la flambée des prix et l'inflation attendues. D'autres secteurs risquent aussi de réclamer des majorations salariales au nom de l'équité. Il aurait fallu examiner ce dossier sous l'angle d'une nouvelle politique fiscale qui n'accable pas les Libanais. Je propose un retour aux mesures qu'on avait commencé à examiner sous notre mandat, comme l'augmentation du coefficient d'exploitation verticale des surfaces constructibles ou la régularisation des empiétements sur les biens-fonds maritimes et fluviaux. »


Achraf Rifi, ancien ministre de la Justice, sur son compte Twitter : « Le Liban n'a jamais vu pareille mascarade. Le pouvoir se moque de l'intelligence des Libanais et de leur sécurité socio-économique. Lorsqu'il impose des taxes au peuple pour financer une échelle des salaires qui est somme toute un droit légitime des fonctionnaires, mais en pratiquant la politique de l'autruche pour ce qui se rapporte à la corruption, il ne fait que s'autocondamner et prouve que les chasses gardées qui reposent sur ce fléau se protègent les unes les autres (...). Je partage la colère des Libanais et je les appelle à prendre part à tout mouvement de protestation organisé pour arrêter ce scandale. »


Michel Pharaon, ministre d'État à la Planification, au terme d'un entretien avec le chef des Forces libanaises, Samir Geagea : « Nous ne pouvons qu'approuver la nouvelle grille des salaires. (...) Le reste est un choix entre le mauvais et le pire. Les problèmes financiers, économiques et sociaux existent et la sécurité socio-économique est menacée ici ou là, en raison de la présence des réfugiés. La situation est difficile et nécessite qu'on s'élève au-dessus des intérêts étriqués. (...) Il existe au sein de l'État des chasses gardées qui favorisent la corruption, à l'origine elle-même d'une dilapidation des fonds publics qui ne vont pas dans les caisses de l'État, mais ailleurs. »


Nabil Nicolas, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Ce n'est pas en puisant dans les poches des pauvres qu'il sera possible de financer la nouvelle échelle des salaires dans le secteur public. Les sources de financement sont nombreuses : arrêter le gaspillage et les commissions énormes obtenues à chaque adjudication, lutter contre la corruption dans l'ensemble des administrations, régulariser les empiétements sur les domaines publics maritimes et fluviaux, augmenter le coefficient d'exploitation des terrains, taxer les bénéfices bancaires et fonciers. Cela permettrait non seulement de financer la nouvelle grille salariale, mais d'équiper également l'armée et les services de sécurité de nouveaux matériels pour combattre le terrorisme. »


Tony Ramy, président du syndicat des restaurateurs, dans une déclaration : « Les taxes envisagées pour notre secteur risquent de porter un coup au tourisme. Il n'est pas logique de majorer les taxes et les impôts alors que la situation économique est lamentable. Ce qu'il faut, c'est freiner le gaspillage des deniers publics et la corruption, améliorer la collecte des factures d'électricité et autres, entreprendre des réformes qui seront suivies d'une nouvelle politique fiscale. Face à ce paquet de taxes qu'on s'apprête à nous tendre, c'est un panier de clés sous la porte que le secteur du tourisme s'apprête à remettre à Leurs Excellences les députés. »

Walid Joumblatt, chef du PSP, sur son compte Twitter : « Dès le départ, le Parti socialiste progressiste avait soutenu la nouvelle grille des salaires dans le secteur public, mais à condition d'en assurer les recettes et de mettre fin au gaspillage. Le populisme est très facile. »
Le Rassemblement de la République, au terme d'une réunion présidée par l'ancien chef d'État Michel Sleiman : « Comment l'autorité politique peut-elle s'entendre en un temps record sur des taxes qui vont éreinter les Libanais et ne pas avoir honte de son incapacité à parvenir à un accord autour d'une loi électorale qui sied aux Libanais, lesquels se taisent sur de nombreuses anomalies, telles que les ordures dans les rues ou encore des embouteillages inextricables qui restent cependant plus cléments que des taxes menaçant de décimer la...
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