Le Parlement libanais, réuni jeudi matin en séance plénière afin d'examiner le projet de grille des salaires du secteur public, a suspendu la séance à 13h30 et la reprendra à 17h.
"J'appelle les députés, que je ne veux pas nommer, à ne pas retarder l'adoption de la grille des salaires, a lancé le vice-président de la Chambre Farid Makari après la levée de la séance. Ce qu'ils font à l'intérieur de l'hémicycle est tout le contraire de ce qu'ils disent à l'extérieur".
De son côté, le député aouniste Ibrahim Kanaan a estimé qu'il y avait un lien entre les recettes fiscales, les dépenses et les réformes, appelant tous les députés à assumer leurs responsabilités. M. Kanaan a estimé que certaines discussions virent au populisme électoral. "Pourquoi des collègues au sein des commissions parlementaires ont-il approuvé ce qu'ils réfutent aujourd'hui ?" a-t-il demandé en allusion au chef des Kataëb, Samy Gemayel. Ce dernier a contesté à plusieurs reprises le fait que la grille des salaires soit financée par les contribuables et réclamait qu'elle le soit à travers "l'arrêt de la dilapidation des fonds et le vol".
Durant la séance du matin, la Chambre a adopté une augmentation sur les prix du tabac et ses produits dérivés. Conformément à la nouvelle loi, le prix du paquet de cigarettes et du paquet de tabac augmentera de 250 livres libanaises, et celui du cigare de 500 LL. Quarante-six députés ont voté en faveur de cette hausse tandis que 22 s'y sont opposés. Trois députés ne se sont pas prononcés. Cette mesure avait suscité de fortes divergences entre les parlementaires au point que le vice-président de la Chambre s'est vu dans l'obligation de les menacer de lever la séance et de la remettre à la semaine prochaine.
Auparavant, la Chambre avait adopté l'augmentation de la taxe sur les boissons alcoolisées importées. Le litre de bière et de spiritueux – respectivement taxés à hauteur de 60 livres (0,04 dollar) et de 400 livres (0,27 dollar) actuellement – sera taxé à 25 % ; tandis que celui de vin ou du champagne le sera à 35 %.
Le financement de l'échelle des salaires, un réajustement des barèmes et des traitements dans le secteur public, qui comprend aussi bien les fonctionnaires que les enseignants, l'armée et les services de sécurité, devrait coûter au maximum 800 millions de dollars à l'État libanais pour l'exercice 2017. Pour financer la nouvelle échelle, une vingtaine de mesures fiscales ont été prévues dans le projet de loi approuvé la semaine dernière par les commissions parlementaires mixtes, place de l'Étoile.
Mercredi soir, à l'issue d'une journée marathon de débats en séance plénière, les députés avaient adopté plusieurs mesures fiscales inscrites dans le texte, dont principalement le relèvement d'un point du taux de TVA (à 11 %).
"J'appelle les députés, que je ne veux pas nommer, à ne pas retarder l'adoption de la grille des salaires, a lancé le vice-président de la Chambre Farid Makari après la levée de la séance. Ce qu'ils font à l'intérieur de l'hémicycle est tout le contraire de ce qu'ils disent à l'extérieur".
De son côté, le député aouniste Ibrahim Kanaan a estimé qu'il y avait un lien entre les recettes fiscales, les dépenses et les réformes, appelant tous les députés à assumer leurs responsabilités. M. Kanaan a estimé que certaines discussions virent au populisme électoral. "Pourquoi des collègues au sein des commissions parlementaires ont-il...


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