Kimi Räikkönen a signé, hier à Barcelone, le meilleur temps absolu des essais hivernaux (1’ 18’’ 634/1000es). La veille, Sebastian Vettel, son coéquipier chez Ferrari, avait réalisé le second meilleur temps de ces essais (1’ 19’’ 024/1000es). Lluis Gene/AFP
En signant hier et la veille à Barcelone les meilleurs temps des essais hivernaux de la F1, Kimi Räikkönen (hier) et Sebastian Vettel (jeudi) ont mis en lumière le bon travail visiblement effectué par l'écurie Ferrari à l'intersaison et ses ambitions retrouvées pour 2017.
Hier, Räikkönen a établi sur le circuit de Catalogne le meilleur temps absolu des essais de préparation à la saison. Il a été le seul pilote à passer sous la barre des 1' 19'' (1' 18'' 634/1000es), réalisant sa marque lors du huitième et dernier jour de ces essais. Toujours à bord d'une Ferrari, Räikkönen avait également été le pilote le plus rapide lors des essais hivernaux de 2016. Hier, il a devancé Max Verstappen (Red Bull, 1' 19'' 438/1000es) et Carlos Sainz Jr (Toro Rosso, 1' 19'' 837/1000es). La veille, Vettel n'était pas descendu sous
1' 19'' (1' 19'' 024/1000es), mais c'était volontairement car il en a gardé sous la semelle en ralentissant avant la ligne. Il a toutefois signé le second meilleur temps des essais au classement général.
S'appuyant sur une solide fiabilité, contrairement à McLaren qui a connu de multiples déboires, Ferrari travaille sans gros nuage à l'horizon. Seul un « petit contretemps technique », dont la nature n'a pas été précisée, a légèrement retardé l'écurie italienne dans la matinée de jeudi. Le comportement de la voiture dans les courbes, par rapport à la Red Bull en particulier, est jugé particulièrement satisfaisant. En outre, le départ abrupt de James Allison du poste de directeur technique en juillet dernier semble avoir été digéré. Et la gestion de Maurizio Arrivabene, taclée par Bernie Ecclestone en fin de saison dernière avant que le grand argentier de la F1 ne soit écarté par Liberty Media (le nouveau propriétaire), ne fait plus débat.
La Ferrari SF70H se différencie de toutes les autres monoplaces du plateau par des éléments de guidage de flux incorporés au niveau des roues et des appendices aérodynamiques plus complexes devant les prises d'air. Toutes les équipes ont cherché durant l'intersaison, dans un règlement technique largement refondu, la faille qui, bien exploitée, donnerait un avantage décisif. L'écurie au cheval cabré semble l'avoir trouvée... Et alors qu'avec les nouvelles F1 la marge d'erreur est devenue extrêmement faible, Ferrari, avec Vettel et Räikkönen, peut compter sur deux pilotes à la fois très expérimentés et installés depuis plusieurs années.
Il n'en fallait pas plus à Lewis Hamilton (Mercedes) pour décréter que Ferrari était le favori cette saison, histoire surtout de mettre la pression sur le grand rival. Assertion rejetée par Sebastian Vettel : s'il n'oublie pas l'écurie Red Bull, pour le quadruple champion du monde, c'est bel et bien les Flèches d'argent qui devraient encore jouer les premiers rôles, du moins au début du calendrier.
(Source : AFP)

