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Économie

La Fed avance son calendrier de hausse de taux

Après la réunion du FOMC du 1er février, le marché ne donnait pas plus de 40 % au scénario d'une hausse de taux à la réunion du 15 mars. Cette probabilité est à 100 % désormais. Dans l'intervalle, les données ont été bonnes, voire stupéfiantes, si l'on s'en tient aux indicateurs de sentiment, mais la traduction de cet optimisme dans les chiffres d'activité se fait attendre. La Fed d'Atlanta et la Fed de New York estiment en temps réel la croissance du PIB réel sur le trimestre en cours. Ce sont surtout les discours venant de la Fed, en particulier celui de Janet Yellen le 3 mars, qui ont provoqué le changement d'anticipation. Au vu de son mandat, la Fed a le feu vert pour continuer à hausser ses taux. Nous avons estimé que la distance de l'économie par rapport à ses « objectifs » d'inflation et de chômage n'a jamais été aussi faible depuis plus de vingt ans. Pour autant, la situation n'est pas vraiment différente d'il y a quelques mois et on aurait pu croire – c'était notre position initiale – que la Fed voudrait en savoir plus sur la mise en œuvre de Trumponomics avant de poursuivre la normalisation monétaire. En fait, la Fed semble préférer agir sans délai. Trois explications sont possibles, pas forcément antagonistes. Elles n'impliquent pas que la Fed va modifier le profil d'ensemble du cycle de normalisation, ni le point d'arrivée. La Fed fait l'hypothèse que la politique budgétaire ne sera pas modifiée (si elle l'est) avant la fin de l'année. Attendre de savoir ce que sera la « relance Trump », cela obligerait la Fed à différer trop longtemps la 3e hausse de taux. La Fed préfère agir aujourd'hui par temps calme plutôt qu'au milieu de débats fiscaux qui pourraient être houleux et source de volatilité. Le GOP est divisé sur le remplacement d'Oabamacare, il le sera encore plus sur une Border Adjustement Tax. Le Board de la Fed sera renouvelé dans les prochains mois, sans garantie de ce que seront les vues des nouveaux membres concernant la politique monétaire. Mieux vaut faire avec l'équipe en place que d'attendre les nouveaux venus.

Cet article est réalisé par Fidus

Après la réunion du FOMC du 1er février, le marché ne donnait pas plus de 40 % au scénario d'une hausse de taux à la réunion du 15 mars. Cette probabilité est à 100 % désormais. Dans l'intervalle, les données ont été bonnes, voire stupéfiantes, si l'on s'en tient aux indicateurs de sentiment, mais la traduction de cet optimisme dans les chiffres d'activité se fait attendre. La Fed d'Atlanta et la Fed de New York estiment en temps réel la croissance du PIB réel sur le trimestre en cours. Ce sont surtout les discours venant de la Fed, en particulier celui de Janet Yellen le 3 mars, qui ont provoqué le changement d'anticipation. Au vu de son mandat, la Fed a le feu vert pour continuer à hausser ses taux. Nous avons estimé que la distance de l'économie par rapport à ses « objectifs » d'inflation et de chômage n'a...
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