Un juge fédéral canadien a annoncé jeudi sa démission, réclamée par ses pairs, après une controverse née lors d'une audience au cours de laquelle il avait demandé à la victime présumée d'un viol pourquoi elle n'avait pas serré les genoux.
Le Conseil canadien de la magistrature (CCM) avait demandé jeudi à la ministre de la Justice la radiation du juge Robin Camp qui a préféré démissionner.
Au procès d'une affaire de viol qu'il présidait en 2014, le juge Camp avait demandé à la victime présumée de 19 ans pourquoi elle n'avait pas "simplement gardé les genoux serrés" pour faire barrage à son agresseur.
Le juge qui avait à plusieurs reprises référé la victime comme "accusée", avait aussi fait la remarque que "la souffrance et le sexe vont parfois ensemble".
Face aux critiques, Robin Camp s'était excusé publiquement.
La conduite du juge porte atteinte "aux notions d'impartialité, d'intégrité et d'indépendance de la justice", a estimé le CCM dans sa demande de révocation.
La magistrature a mentionné qu'un juge doit faire preuve "d'humilité, de tolérance et de respect envers les autres". Le juge Robin Camp "a agi d'une manière qui nuit fortement à la confiance du public dans la Justice".
Dans le communiqué annonçant sa démission, Robin Camp a mentionné vouloir exprimer ses "plus sincères excuses" à tous ceux que ses "paroles ont blessé".
Depuis la création du CCM en 1971, Robin Camp est le troisième juge à être contraint de démissionner après une recommandation en ce sens du Conseil.
Le Conseil canadien de la magistrature (CCM) avait demandé jeudi à la ministre de la Justice la radiation du juge Robin Camp qui a préféré démissionner.Au procès d'une affaire de viol qu'il présidait en 2014, le juge Camp avait demandé à la victime présumée de 19 ans pourquoi elle n'avait pas "simplement gardé les genoux serrés" pour faire barrage à son agresseur.
Le juge qui avait à plusieurs reprises référé la victime comme "accusée", avait aussi fait la remarque que "la souffrance et le sexe vont parfois ensemble".
Face aux critiques, Robin Camp s'était excusé...


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