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Les « dégradantes » d’Yves Saint-Laurent

Au lendemain de la Journée de la femme, les critiques continuent de tomber sur la dernière campagne YSL.

Une mendiante sur les Champs-Élysées près d’une affiche de la campagne jugée « dégradante » de Saint-Laurent. Le choc des images et des cultures. Photo AFP / Éric Feferberg

L'Autorité de régulation de la publicité en France a sommé la maison de haute couture Saint-Laurent de retirer au plus vite des affiches de sa dernière campagne publicitaire, jugées « dégradantes » pour la femme.
« Les messages diffusés ne sont pas conformes aux règles déontologiques, en termes d'image et de respect, mais aussi de représentation du corps », a indiqué Stéphane Martin, directeur général de l'autorité chargée de réguler la publicité.
Cette instance a ainsi demandé à Saint-Laurent de « faire tout son possible pour faire cesser la diffusion, de retirer ces images ou de les changer », a précisé M. Martin. Deux affiches de la nouvelle campagne Saint-Laurent, visibles à Paris, font polémique. Sur l'une, une femme apparaît jambes écartées, en talons et collants résilles. Sur l'autre, une jeune femme très amaigrie, sur talons aiguilles et patins à roulettes, est penchée sur un tabouret dans une position jugée explicite.
La maison Saint-Laurent n'a pas souhaité faire de commentaires. L'autorité a reçu via son site « 120 plaintes pour de multiples motifs » : « images dégradantes », « femmes-objets », « valorisation de l'anorexie » et « même incitation au viol, avec la notion des jambes écartées », a énuméré M. Martin. « Infériorisation de la femme, (...) femme offerte... voilà la variété des images auxquelles ce type de campagne renvoie les jeunes publics, qui sont plus fragiles », a-t-il regretté.
Mardi, quelques militantes féministes du collectif « Les effronté-e-s » ont fait irruption dans une boutique parisienne pour dénoncer le « sexisme décomplexé » de cette campagne. « La femme est un être humain, pas un objet : ni table, ni un tabouret, ni aucun élément du mobilier », a crié Fatima Benomar, porte-parole du collectif, avant d'être contrainte par le service d'ordre de quitter les lieux.
Quelques jours avant la Journée internationale des droits des femmes, la campagne a été épinglée sur Twitter dernièrement à travers le mot-clef « YSL retire ta pub dégradante ».
En juin 2015, une publicité pour la marque de luxe Saint-Laurent, publiée dans le magazine Elle UK, a été interdite par l'Autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni, qui avait jugé que le mannequin qui y apparaissait était « maladivement maigre ».

(Source : AFP)

L'Autorité de régulation de la publicité en France a sommé la maison de haute couture Saint-Laurent de retirer au plus vite des affiches de sa dernière campagne publicitaire, jugées « dégradantes » pour la femme.« Les messages diffusés ne sont pas conformes aux règles déontologiques, en termes d'image et de respect, mais aussi de représentation du corps », a indiqué Stéphane Martin, directeur général de l'autorité chargée de réguler la publicité.Cette instance a ainsi demandé à Saint-Laurent de « faire tout son possible pour faire cesser la diffusion, de retirer ces images ou de les changer », a précisé M. Martin. Deux affiches de la nouvelle campagne Saint-Laurent, visibles à Paris, font polémique. Sur l'une, une femme apparaît jambes écartées, en talons et collants résilles. Sur l'autre, une...
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