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Rencontre

Le film animé, un travail d’équipe

Nathalie Berriat et Cécile Blondel, respectivement directrice et responsable des relations internationales de l'école des Gobelins, sont au Liban pour affirmer leur accord de coopération avec l'ALBA et faire part de leur programme à venir.

Cécile Blondel : « Le crayon, c’est tout ».

« Gobelins est l'une des écoles les plus connues dans le monde pour la qualité de ses formations à l'animation, mais elle forme également les élèves au design graphique, interactif, à la photographie ou encore aux industries graphiques. » Lors de leur séjour, les deux déléguées de l'école des Gobelins ont présenté au cinéma Montaigne (Institut français de Beyrouth) une sélection de leurs meilleurs courts-métrages d'animation. Pour sa part, Alain Brenas, directeur de l'école de Cinéma et de réalisation audiovisuelle à l'ALBA, a lui aussi choisi quelques films des étudiants, section animation. Une conversation informelle avec le public composé notamment d'élèves de différentes facultés a suivi. Enfin, Cécile Blondel a répondu aux questions de L'OLJ, qui portaient sur les perspectives de développement de l'animation en France et au Liban.

En quoi consiste exactement la signature de partenariat entre Les Gobelins et l'ALBA ?
C'est un partenariat qui démarre déjà. Signé en 2016, nous avons commencé par l'échange d'étudiants et d'enseignants. Ainsi, la directrice du département d'animation Amandine Brenas est venue passer quelque temps dans notre classe et avec nos élèves. L'Alba va aussi recevoir cet été trois étudiants pour le « stop motion ». Cet échange sur des techniques différentes sera approfondi par la suite avec la création d'une « Summer School » en collaboration avec l'ALBA à Beyrouth.

Quel est le secret de la réussite de l'école des Gobelins ?
Le système de l'école repose sur l'ouverture aux autres cultures. Nous croyons fermement au brassage des idées et à la collaboration entre deux pays, deux cultures ou deux systèmes économiques différents l'un de l'autre. Rappelons que les coproductions internationales comme Le petit prince ou Moi moche et méchant ont eu un énorme succès ces dernières années à cause de ce métissage de cultures. Nous sommes donc dans une mouvance où l'avenir est au partage et à la communication.

Quels sont les principes fondamentaux de l'école ?
La passion de nos étudiants et un savoir approfondi de la technique sont la base sur laquelle repose l'école. Pour pouvoir créer, il faut s'affranchir de la technique, mais pour s'en affranchir, il faut d'abord la maîtriser. Enfin, le travail d'équipe est essentiel pour un travail élaboré et qui consiste en plusieurs projets pilotés par des enseignants et des anciens.

Dans un monde high tech, le crayon a-t-il encore sa place ?
Le crayon, c'est tout. Je pourrais même dire qu'au commencement était le dessin. Pour entrer à l'école des Gobelins, il faut d'abord un coup de crayon. Ensuite, il faut aimer raconter des histoires et savoir partager. Si l'apprentissage est artistique et technique, il est également et surtout humain. Il faut que les élèves sachent qu'un projet de film animé, ça se porte ensemble.


« Gobelins est l'une des écoles les plus connues dans le monde pour la qualité de ses formations à l'animation, mais elle forme également les élèves au design graphique, interactif, à la photographie ou encore aux industries graphiques. » Lors de leur séjour, les deux déléguées de l'école des Gobelins ont présenté au cinéma Montaigne (Institut français de Beyrouth) une...

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