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Birmanie: la ville de Laukkai désertée après des combats

En deux jours, la ville de Laukkai, dans le nord-est de la Birmanie à la frontière avec la Chine, s'est vidée de ses habitants qui fuient les combats opposant l'armée birmane et un groupe rebelle.

Des affrontements très violents ont éclaté lundi quand les rebelles sont entrés, avant l'aube, dans Laukkai, principale ville de la région de Kokang dans l'Etat Shan. Au moins 36 personnes ont été tuées.
Depuis, les combats se poursuivent dans la commune et les alentours, poussant les civils à fuir. Des milliers d'entre eux, de grands sacs plastiques entre les bras, ont fait la queue mercredi une partie de la journée pour monter à l'arrière de grands camions.
"La plupart des gens ont quitté la ville", a expliqué à l'AFP une source militaire qui a souhaité rester anonyme.

Mardi, Pékin avait appelé les deux camps à "cesser le feu immédiatement et à rétablir l'ordre dans les zones frontalières dès que possible". En 2015, lors des derniers combats, des milliers de civils birmans avaient trouvé refuge de l'autre côté de la frontière.

"Nous avons très peur", a raconté par téléphone à l'AFP Myint Kyi, une femme qui a trouvé refuge dans un monastère à Lashio à quelques heures au sud de Laukkai.
"Nous avons dû laisser toutes nos affaires car nous avions peur pour nos vies. J'ai voyagé avec sept enfants, leurs parents voulaient qu'ils soient à l'abri", ajoute-t-elle.

Les insurgés de l'Armée de l'alliance démocratique des nationalités de Birmanie (MNDAA) ont expliqué mardi soir dans un communiqué avoir attaqué la ville pour protester contre la "pression militaire incessante".

Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie, où vivent plus de 130 ethnies différentes, est confrontée au soulèvement de groupes qui réclament plus d'autonomie.
Après sa victoire historique aux élections de 2015, la dirigeante de facto Aung San Suu Kyi a fait du processus de paix une de ses priorités.
Mais ces derniers mois, le pays a connu les combats les plus violents depuis des décennies entre des groupes rebelles et l'armée, qui reste ultra-puissante grâce à une Constitution héritée de l'époque de la junte.

En deux jours, la ville de Laukkai, dans le nord-est de la Birmanie à la frontière avec la Chine, s'est vidée de ses habitants qui fuient les combats opposant l'armée birmane et un groupe rebelle.
Des affrontements très violents ont éclaté lundi quand les rebelles sont entrés, avant l'aube, dans Laukkai, principale ville de la région de Kokang dans l'Etat Shan. Au moins 36 personnes ont été tuées.Depuis, les combats se poursuivent dans la commune et les alentours, poussant les civils à fuir. Des milliers d'entre eux, de grands sacs plastiques entre les bras, ont fait la queue mercredi une partie de la journée pour monter à l'arrière de grands camions."La plupart des gens ont quitté la ville", a expliqué à l'AFP une source militaire qui a souhaité rester anonyme.
Mardi, Pékin avait appelé les deux camps à "cesser...