Le Lord britannique Michael Heseltine a annoncé avoir été démis de ses fonctions de conseiller auprès du gouvernement après avoir contribué mardi à faire voter un amendement au projet de loi sur l'activation du Brexit qui a rendu furieux l'exécutif.
Voté par 336 voix contre 268 par la chambre des Lords, cet amendement exige que les parlementaires aient le dernier mot sur l'accord final qui résultera des négociations avec Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.
Son adoption constitue un nouveau revers pour le gouvernement conservateur de Theresa May, qui n'avait déjà guère apprécié le vote la semaine dernière d'un autre amendement destiné à protéger les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni.
"Je suis désolé que la mission d'expertise que je menais auprès du gouvernement ces six dernières années touche à sa fin", a déclaré Michael Heseltine, 83 ans, un ancien vice-Premier ministre conservateur, à l'agence PA.
Mais "il est du devoir du Parlement d'exercer sa souveraineté en se prononçant sur l'héritage que nous laissons aux générations futures", a ajouté le Lord, farouche opposant au Brexit.
Le projet de loi doit désormais retourner devant la chambre des Communes qui se penchera sur le texte la semaine prochaine.
Il est probable que les députés annuleront les deux amendements adoptés par les Lords, mais le gouvernement conservateur ne dispose toutefois que d'une courte majorité aux Communes.
Interrogé sur la BBC, Michael Heseltine a refusé de s'exprimer sur la possibilité que son renvoi pourrait constituer une mesure d'intimidation à destination des députés tories en vue des débats à venir.
Alors que son éviction faisait des vagues mercredi, le député conservateur Steve Baker a estimé que l'exécutif avait pris la bonne décision. "Nous ne pouvons avoir des conseillers gouvernementaux qui s'opposent publiquement au gouvernement", a-t-il déclaré.
Le journal The Independent jugeait en revanche que Theresa May, plutôt que de tenter de rassembler les différentes sensibilités de son parti, avait commis une "énorme erreur" en mettant à l'écart une personnalité politique de ce calibre.
Voté par 336 voix contre 268 par la chambre des Lords, cet amendement exige que les parlementaires aient le dernier mot sur l'accord final qui résultera des négociations avec Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.Son adoption constitue un nouveau revers pour le gouvernement conservateur de Theresa May, qui n'avait déjà guère apprécié le vote la semaine dernière d'un autre amendement destiné à protéger les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni.
"Je suis désolé que la mission d'expertise que je menais auprès du gouvernement ces six dernières...


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