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Économie

US : anticipation d’inflation ou mémoire de l’inflation

Pendant la chute des prix du pétrole de la mi-2014 au début 2016, un développement qui a beaucoup inquiété les banquiers centraux a été le net recul des anticipations d'inflation. Pour rappel, dans la théorie monétaire classique, l'économie opérant au plein emploi, les prix sont déterminés par la quantité de monnaie en circulation. Plus il y a de monnaie, plus est forte la hausse des prix. Mais cette thèse n'est plus guère défendue. La théorie moderne considère que l'inflation dépend avant tout de la psychologie des agents économiques. Ceux-ci forment des anticipations sur l'inflation (par exemple 2 % s'ils croient que la Banque centrale est crédible) et l'inflation future converge vers ce niveau.
Pendant le contre-choc pétrolier, les mesures d'inflation anticipée ont baissé. Cela pouvait signaler une perte de confiance dans l'efficacité de la politique monétaire. Mais depuis que les prix du pétrole ont entamé leur remontée, les anticipations se sont aussi redressées. Elles ont, grosso modo, fait la moitié du chemin inverse. Aussi étonnant que cela puisse paraître, on ne peut que constater que les anticipations d'inflation sont en fait influencées par la mémoire de l'inflation la plus récente, et en particulier par les soubresauts du marché pétrolier. Vu que le rebond de l'inflation se poursuit, il est donc logique d'anticiper une poursuite de la reprise des anticipations d'inflation.
À l'heure actuelle, le FOMC continue de penser qu'elles « restent basses ». Il ne fait pas de doute que c'est là un argument important des colombes de la Fed pour s'opposer à une accélération du rythme de normalisation monétaire. Vu l'inertie de ces mesures, elles devraient rester basses au moins encore durant le premier semestre mais elles pourraient revenir sur leurs niveaux pré-contre-choc pétrolier durant le second semestre. Si la Fed suit sa propre logique, elle devra alors commencer à accélérer le rythme des hausses de taux.

Cet article est réalisé par Fidus

Pendant la chute des prix du pétrole de la mi-2014 au début 2016, un développement qui a beaucoup inquiété les banquiers centraux a été le net recul des anticipations d'inflation. Pour rappel, dans la théorie monétaire classique, l'économie opérant au plein emploi, les prix sont déterminés par la quantité de monnaie en circulation. Plus il y a de monnaie, plus est forte la hausse des prix. Mais cette thèse n'est plus guère défendue. La théorie moderne considère que l'inflation dépend avant tout de la psychologie des agents économiques. Ceux-ci forment des anticipations sur l'inflation (par exemple 2 % s'ils croient que la Banque centrale est crédible) et l'inflation future converge vers ce niveau.Pendant le contre-choc pétrolier, les mesures d'inflation anticipée ont baissé. Cela pouvait signaler une perte de...
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