Deux personnes sont mortes carbonisées au cours de la nuit de jeudi à vendredi dans un incendie au "gran Ghetto", un camp en cours d'évacuation de migrants travaillant dans les champs près de Foggia, dans le sud de l'Italie, ont annoncé les pompiers.
Selon les médias italiens, les deux victimes sont des Maliens âgés d'une trentaine d'années.
Le préfet de Foggia avait ordonné mercredi l'évacuation de ce camp de 5.000 m2 qui hébergeait alors environ 350 personnes, la justice soupçonnant des réseaux mafieux de contrôler cet espace et le travail des migrants.
Mais après avoir manifesté jeudi devant la préfecture pour demander à rester au camp, entre 100 et 200 personnes dormaient encore sur place jeudi soir.
Les migrants ont expliqué qu'il n'y avait pas assez de place pour tous dans les deux structures prévues par les autorités pour les héberger, mais la presse a également souligné que leur attachement au camp venait surtout de la nécessité de rester en contact avec les réseaux qui leur fournissent du travail.
Vers 1H00 du matin, les flammes se sont propagées en quelques minutes parmi les structures de bois, de plastique et de carton, malgré l'intervention immédiate des pompiers déjà sur place pour l'évacuation.
En raison du caractère soudain et de l'intensité des flammes, les enquêteurs n'excluent pas un acte volontaire.
"C'est une tragédie inacceptable pour notre pays", a commenté la communauté catholique Sant'Egidio, très impliquée auprès des migrants, réclamant un effort particulier des autorités à l'approche de la belle saison, qui voit converger des milliers de saisonniers supplémentaires dans la région.
Selon la presse, le "gran Ghetto" avait déjà connu depuis 2012 six incendies moins meurtriers et avait toujours réussi à renaître de ses cendres.
Le préfet de Foggia avait ordonné mercredi l'évacuation de ce camp de 5.000 m2 qui hébergeait alors environ 350 personnes, la justice soupçonnant des réseaux mafieux de contrôler cet espace et le travail des migrants.Mais après avoir manifesté jeudi devant la préfecture pour demander à rester au camp, entre 100 et 200 personnes dormaient encore sur place jeudi soir.Les migrants ont expliqué qu'il n'y avait pas assez de place pour tous dans les deux structures prévues par les...


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