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USA: le ministre de la Justice se récusera si besoin des enquêtes sur la Russie

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions, qui a caché des contacts avec la Russie l'an dernier selon des médias américains, a déclaré jeudi qu'il "se récuserait" si nécessaire de toute enquête relative à l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine.

"J'ai dit que lorsque cela sera adéquat, je me récuserai. Il n'y a aucun doute à ce sujet", a déclaré M. Sessions sur la chaîne télévisée NBC.
"Je n'ai jamais rencontré un Russe pour discuter d'une campagne politique", a-t-il ajouté.

En tant que ministre de la Justice, M. Sessions chapeaute la police fédérale (FBI) qui elle-même a lancé une enquête sur l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine.

Le Washington Post a rapporté mercredi soir que l'ancien sénateur, parmi les premiers républicains à se rallier à Donald Trump, et qui l'avait conseillé sur la politique étrangère et d'autres questions, avait rencontré en juillet et septembre l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.
Or M. Sessions avait déclaré sous serment devant le Sénat, lors de son audition en janvier pour être confirmé dans ses fonctions, qu'il n'avait "pas eu de contacts avec les Russes".

Ces révélations on provoqué un déluge de critiques chez les démocrates, dont certains ont appelé à sa démission.
Elles jettent une nouvelle ombre sur l'administration républicaine du président Donald Trump, qui a démenti à plusieurs reprises des liens particuliers avec la Russie pendant la campagne électorale 2016.
Ces contacts auraient eu lieu au moment où la Russie interférait, selon le renseignement américain, dans la campagne présidentielle, dans le but de discréditer la démocrate Hillary Clinton.

La Maison Blanche a confirmé les rencontres de M. Sessions mais affirmé qu'il n'avait rien fait de répréhensible.
"M. Sessions a rencontré l'ambassadeur en sa qualité officielle de membre de la commission des Forces armées au Sénat, ce qui est entièrement cohérent avec son témoignage", a affirmé un responsable de la Maison Blanche ayant requis l'anonymat.

En février, le conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, Michael Flynn, avait dû démissionner après des révélations sur des discussions qu'il a eues avec l'ambassadeur russe à Washington alors que Barack Obama était encore président. Il en avait caché la teneur exacte, y compris dans ses compte-rendus au vice-président Mike Pence.

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions, qui a caché des contacts avec la Russie l'an dernier selon des médias américains, a déclaré jeudi qu'il "se récuserait" si nécessaire de toute enquête relative à l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine.
"J'ai dit que lorsque cela sera adéquat, je me récuserai. Il n'y a aucun doute à ce sujet", a déclaré M. Sessions sur la chaîne télévisée NBC."Je n'ai jamais rencontré un Russe pour discuter d'une campagne politique", a-t-il ajouté.
En tant que ministre de la Justice, M. Sessions chapeaute la police fédérale (FBI) qui elle-même a lancé une enquête sur l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine.
Le Washington Post a rapporté mercredi soir que l'ancien sénateur, parmi les premiers républicains à se...