Le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko se sont entretenus à deux reprises au téléphone en février, sans avancée concrète sur le règlement du conflit en Ukraine, a annoncé jeudi la présidence ukrainienne.
"Parce que ces conversations n'ont donné aucun résultat, il n'y avait pas eu de communiqué à leur sujet" comme le plus souvent à l'issue de ce type d'entretiens, a indiqué la présidence ukrainienne.
Ces deux discussions téléphoniques ont eu lieu le mois dernier alors que de violents affrontements entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses ont fait 35 morts, notamment à Avdiïvka, ville industrielle située près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine.
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a confirmé aux journalistes jeudi la tenue de ces entretiens téléphoniques.
"Le cessez-le-feu à Avdiïvka n'a pas été évoqué. Il y a eu un échange d'opinions et l'expression d'inquiétudes mutuelles concernant l'escalade des tensions" dans l'Est de l'Ukraine, a précisé M. Peskov.
La révélation de ces entretiens entre les deux présidents intervient alors que les violences n'ont pas cessé dans l'Est malgré l'instauration de deux trêves successives. L'armée ukrainienne a annoncé la mort d'un soldat au cours des dernières 24 heures dans des affrontements avec les rebelles.
Elle avait déjà annoncé la mort de deux soldats mercredi, alors qu'une trêve est entrée en vigueur le 20 février.
Les contacts entre Vladimir Poutine et Petro Porochenko sont très rares, Kiev accusant Moscou de soutenir militairement les rebelles prorusses, ce que la Russie dément.
Les quelques rencontres entre MM. Poutine et Porochenko ont lieu pour la très grande majorité en présence du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel, sous le format dit "de Normandie".
Les derniers pourparlers entre les présidents russe et ukrainien ont eu lieu sous ce format le 19 octobre à Berlin, avec des avancées a minima.
Depuis avril 2014, le conflit dans l'Est de l'Ukraine a fait plus de 10.000 morts, et les accords de paix de Minsk signés en 2015, à l'origine de multiples trêves, restent dans l'impasse.
"Parce que ces conversations n'ont donné aucun résultat, il n'y avait pas eu de communiqué à leur sujet" comme le plus souvent à l'issue de ce type d'entretiens, a indiqué la présidence ukrainienne.Ces deux discussions téléphoniques ont eu lieu le mois dernier alors que de violents affrontements entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses ont fait 35 morts, notamment à Avdiïvka, ville industrielle située près de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine.
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a confirmé aux journalistes jeudi la tenue de ces entretiens...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine