Violences

Bahreïn durcit encore son arsenal sécuritaire

Des manifestations ont eu lieu suite au décès de Abdallah al-Ajouz, 22 ans, lors d’un raid dont l’objectif était son arrestation. Hamad I. Mohammed/Reuters

Les autorités de Bahreïn durcissent leur politique sécuritaire en envisageant de faire juger par des tribunaux militaires des civils accusés de « terrorisme », sur fond de troubles dans ce royaume à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.
La Chambre basse du Parlement a approuvé un amendement constitutionnel élargissant les compétences de la justice militaire. Jusqu'ici les tribunaux militaires ne pouvaient juger que des membres de l'armée, de la police et d'autres unités des services de sécurité. Ils pourront désormais statuer dans des affaires impliquant des civils inculpés de « terrorisme » ou « ayant porté atteinte à l'intérêt public ».
Après le vote favorable à la Chambre basse (40 membres élus), le projet doit maintenant être examiné par la Chambre haute, appelée Choura ou Conseil consultatif, dont les 40 membres sont désignés par le roi.
Dans la foulée du printemps arabe, un mouvement de contestation animé par la majorité chiite avait été violemment réprimé en 2011 par les autorités qui avaient reçu l'aide notamment des Saoudiens. Depuis, des organisations de défense des droits de l'homme critiquent régulièrement Bahreïn pour sa politique de la poigne de fer contre toute forme d'opposition.
Indépendamment d'une « tolérance zéro » vis-à-vis de ces opposants, les autorités ont régulièrement recours à la force pour disperser des manifestations qui éclatent sporadiquement dans les banlieues chiites de la capitale Manama.
De nouveaux affrontements ont ainsi opposé les forces de sécurité à des manifestants après la mort d'un jeune chiite qui tentait d'échapper à la police, ont indiqué hier des témoins. Des habitants du village chiite de Nuwaidrat, au sud de Manama, sont descendus dans les rues mardi soir pour protester après le décès de Abdallah al-Ajouz, 22 ans, la veille lors d'un raid dont l'objectif était son arrestation. Ce jeune homme avait été condamné à la prison à vie pour des « actes de terrorisme », dont meurtre et fabrication d'explosifs.
Par ailleurs, la police a annoncé avoir arrêté 20 personnes, dont quatre femmes, au cours des deux dernières semaines dans différents villages chiites lors d'une opération visant à démanteler des « cellules terroristes ». Les suspects sont accusés d'avoir projeté des attentats, d'avoir aidé des fugitifs et d'avoir « reçu une formation militaire (...) en Iran et en Irak ».
(Source : AFP)


Les autorités de Bahreïn durcissent leur politique sécuritaire en envisageant de faire juger par des tribunaux militaires des civils accusés de « terrorisme », sur fond de troubles dans ce royaume à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.
La Chambre basse du Parlement a approuvé un amendement constitutionnel élargissant les compétences de la justice militaire....

commentaires (1)

toujours le silence sur la répression à Bahrein, ou sont qui parlent toujours des droits de l'homme. Quand, il s'agit des chiites, c'est le grand silence il y a que les malheureux sunnites qui comptent, ceux qui soutiennent le terrorisme

Talaat Dominique

22 h 43, le 23 février 2017

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Commentaires (1)

  • toujours le silence sur la répression à Bahrein, ou sont qui parlent toujours des droits de l'homme. Quand, il s'agit des chiites, c'est le grand silence il y a que les malheureux sunnites qui comptent, ceux qui soutiennent le terrorisme

    Talaat Dominique

    22 h 43, le 23 février 2017