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Menaces du Hezbollah : un ministère israélien ordonne la fermeture du réservoir d'ammoniaque de Haïfa

Le ministère israélien de l'Environnement a annoncé mercredi qu'il ne renouvellerait pas l'autorisation de remplir un réservoir à Haïfa (nord) pouvant stocker 12.000 tonnes d'ammoniaque, moins de 10 jours après qu'un tribunal eut ordonné qu'il soit vidé.

Ce réservoir représente un "risque inacceptable" pour le public, estime dans un communiqué le ministère qui interdit au groupe Haifa Chemicals, qui possède le réservoir, de le remplir de nouveau à partir du 1er mars.

L'approvisionnement des entreprises clientes de Haifa Chemicals sera toutefois assuré avec l'ammoniaque restant dans le réservoir jusqu'au 1er juin, a précisé le ministère de l'Environnement.

Haifa Chemicals vend une partie de l'ammoniaque que le groupe importe à des usines chimiques, des entreprises d'armement, des entrepôts frigorifiques ou pour le traitement des eaux usées.

A partir du 1er juin, ces entreprises devront trouver d'autres fournisseurs en procédant par exemple à des importations de Jordanie, ont indiqué des hauts responsables.

La Compagnie Nationale d'Électricité étudie la possibilité de produire de l'ammoniaque à partir de l'urée.

La pression pour la fermeture du réservoir est montée d'un cran à la suite des menaces lancées l'an dernier par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirmant qu'une attaque de missiles contre le réservoir pourrait avoir l'effet d'une "bombe nucléaire".

Le tribunal de Haïfa avait accordé le 13 février un délai 10 jours à Haifa Chemicals pour le vider de cette substance chimique liquide, avant de prolonger ce délai.

Cette décision avait été prise à la demande de la municipalité de la troisième ville israélienne, alors que des groupes écologistes mettaient en garde depuis des années contre les dangers d'une explosion dans une zone densément peuplée.

L'avertissement du Hezbollah, qui avait tiré des roquettes vers la région de Haïfa durant la guerre de 2006, a eu d'autant plus d'impact que des militants et des experts cités par les médias israéliens ont avancé que des "dizaines de milliers de civils" pouvaient être tués en cas d'explosion du réservoir.

"Il n'y a pas de place dans la baie de Haïfa pour un tel réservoir qui met en danger des vies humaines", a affirmé le vice-ministre de l'Environnement Yaron Mazuz cité par un communiqué.

Des hauts responsables du ministère de l'Environnement ont souligné mercredi que les menaces sur la sécurité ne relèvent pas de leur prérogatives et que seules des considérations portant sur les dangers pesant sur l'environnement, notamment des possibles conséquences d'un tremblement de terre ont été prises en compte dans leur décision.

Ces responsables ont ajouté que le mouillage et le transbordement d'ammoniaque dans le port de Haïfa représentaient un danger supplémentaire.

Le ministère israélien de l'Environnement a annoncé mercredi qu'il ne renouvellerait pas l'autorisation de remplir un réservoir à Haïfa (nord) pouvant stocker 12.000 tonnes d'ammoniaque, moins de 10 jours après qu'un tribunal eut ordonné qu'il soit vidé.
Ce réservoir représente un "risque inacceptable" pour le public, estime dans un communiqué le ministère qui interdit au groupe Haifa Chemicals, qui possède le réservoir, de le remplir de nouveau à partir du 1er mars.
L'approvisionnement des entreprises clientes de Haifa Chemicals sera toutefois assuré avec l'ammoniaque restant dans le réservoir jusqu'au 1er juin, a précisé le ministère de l'Environnement.
Haifa Chemicals vend une partie de l'ammoniaque que le groupe importe à des usines chimiques, des entreprises d'armement, des entrepôts frigorifiques ou pour...