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Israël: des ministres se disent toujours optimistes sur l'administration Trump

Des ministres israéliens se sont dits lundi toujours optimistes à la perspective de travailler avec la nouvelle administration américaine, en dépit de déclarations du président Donald Trump semblant revenir sur des promesses de campagne qui avaient ravi la droite israélienne.

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a estimé qu'Israël avait désormais "une opportunité de créer avec l'administration américaine les conditions pour des négociations de paix sérieuses en changeant l'approche de la communauté internationale".
Durant sa campagne et peu après son élection, M. Trump avait évoqué un possible transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le gouvernement israélien avait interprété ses promesses comme les signes d'un soutien et annoncé la construction de milliers de logements pour des colons israéliens en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 50 ans par Israël.

M. Trump avait toutefois tempéré ses propos par la suite, appelant à la "retenue" sur les colonies. Sur la question de la création d'un Etat palestinien en revanche, il avait envisagé un autre règlement au plus vieux conflit du monde en rupture avec des décennies de diplomatie internationale, imaginant d'autres solutions possibles que la référence des "deux Etats", palestinien et israélien coexistant en paix.

"Jusqu'à maintenant, les Palestiniens avaient toutes les raisons de penser qu'ils avaient le temps pour eux: ils pouvaient refuser de négocier, inciter au terrorisme et attaquer Israël sur la scène internationale, le monde ne faisait jamais pression que sur Israël", a poursuivi ce membre du Likoud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Cette approche a échoué", a-t-il ajouté à la Conférence des principales organisations juives américaines qui se tient à Jérusalem.

Le ministre de l'Education Naftali Bennett, à la tête du parti d'extrême droite Foyer Juif, partisan de la colonisation tous azimuts des Territoires palestiniens occupés par Israël, s'est dit "content que le président Trump et le Premier ministre Netanyahu envisagent d'explorer de nouvelles idées".
"Cela fait 24 ans que c'est la même histoire", a-t-il encore affirmé, en allusion aux Accords d'Oslo (1993) prévoyant la création d'un Etat palestinien qui peine à voir le jour depuis, au gré des échecs des rounds de négociations successifs.

L'administration américaine précédente, celle de Barack Obama, condamnait, comme l'Onu et l'Union européenne, l'expansion de la colonisation, y voyant le principal obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Des ministres israéliens se sont dits lundi toujours optimistes à la perspective de travailler avec la nouvelle administration américaine, en dépit de déclarations du président Donald Trump semblant revenir sur des promesses de campagne qui avaient ravi la droite israélienne.
Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a estimé qu'Israël avait désormais "une opportunité de créer avec l'administration américaine les conditions pour des négociations de paix sérieuses en changeant l'approche de la communauté internationale".Durant sa campagne et peu après son élection, M. Trump avait évoqué un possible transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.
Le gouvernement israélien avait interprété ses promesses comme les signes d'un soutien et annoncé la construction de milliers de logements pour...