Rechercher
Rechercher

Économie - Dette

La Grèce attaque de nouveau le FMI avant l’Eurogroupe

« Nous ne pouvons pas accepter l’insistance du FMI sur de nouvelles coupes dans les retraites », écrit la ministre grecque du Travail, Effie Achtsioglou. Nicolas Koutsokostas/AFP

La Grèce ne peut pas réduire davantage les pensions de ses retraités comme le demande le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré hier la ministre grecque du Travail, à trois jours d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui devrait être dominée par l'examen des progrès accomplis par Athènes dans l'application du plan d'aide international.
L'évaluation de ces progrès est perturbée par les désaccords entre la Grèce, l'Union européenne et le FMI au sujet des objectifs budgétaires, de l'allègement du fardeau de la dette et des réformes économiques prévues par le plan accordé en juillet 2015. Ce regain de tension a fait ressurgir la crainte d'une nouvelle crise dans la zone euro.
« Nous ne pouvons pas accepter l'insistance du FMI sur de nouvelles coupes dans les retraites », écrit la ministre Effie Achtsioglou dans une lettre publiée par le Financial Times en rejetant « les accusations selon lesquelles l'âge de la retraite est trop bas et les pensions trop élevées ». « En tant que ministre des Retraites, je me dois de répondre en espérant que la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, écoutera. » La Grèce a réduit les pensions de retraite à onze reprises depuis 2010.

Pérennité financière
Les multiples réformes des retraites mises en œuvre depuis bientôt sept ans sous la surveillance des créanciers n'ont pas suffi à assurer la pérennité financière d'un système considéré comme l'une des causes de la dégradation de la situation financière du pays.
Mais la question des progrès accomplis par Athènes est aujourd'hui occultée par le désaccord entre l'Allemagne et le FMI sur l'ampleur de l'excédent budgétaire à exiger d'Athènes à partir de 2018, année prévue de la fin du plan d'aide en cours. Le FMI, qui n'a pas encore décidé s'il participerait à ce plan de 86 milliards d'euros (91 milliards de dollars), estime qu'Athènes ne peut pas se permettre de viser l'objectif fixé par l'UE d'un excédent budgétaire primaire de 3,5 % du produit intérieur brut (PIB), à moins d'adopter un nouveau plan d'austérité. Le Fonds explique que la Grèce doit se voir accorder un plan d'allègement important de sa dette publique.
Des responsables de la zone euro ont déclaré la semaine dernière que les créanciers allaient demander à la Grèce de nouvelles mesures pour élargir son assiette fiscale et réduire le coût des retraites, pour un montant total de 3,6 milliards d'euros (3,8 milliards de dollars), soit 2 % du PIB.
Dans sa lettre, Effie Achtsioglou dénonce l'argument « grossier » et « trompeur » des créanciers de son pays selon lequel la contribution de l'État grec au financement des retraites représente 11 % du PIB contre 2,25 % en moyenne dans la zone euro, en arguant de la chute du PIB pendant la crise et de l'envolée du chômage.
(Source : Reuters)

La Grèce ne peut pas réduire davantage les pensions de ses retraités comme le demande le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré hier la ministre grecque du Travail, à trois jours d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui devrait être dominée par l'examen des progrès accomplis par Athènes dans l'application du plan d'aide international.L'évaluation de ces progrès est perturbée par les désaccords entre la Grèce, l'Union européenne et le FMI au sujet des objectifs budgétaires, de l'allègement du fardeau de la dette et des réformes économiques prévues par le plan accordé en juillet 2015. Ce regain de tension a fait ressurgir la crainte d'une nouvelle crise dans la zone euro.« Nous ne pouvons pas accepter l'insistance du FMI sur de nouvelles coupes dans les retraites », écrit la ministre...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut