Le président français François Hollande s'est inquiété mercredi du risque de cyber-attaques en France à l'occasion de la prochaine présidentielle, alors qu'un candidat vient de dénoncer l'ingérence de la Russie.
François Hollande a demandé que lui "soient présentées (...) les mesures spécifiques de vigilance et de protection, y compris dans le domaine cyber, prises" pour la campagne présidentielle, a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
Cet état des lieux, demandé mercredi lors d'un Conseil de défense et de sécurité nationale, doit lui être communiqué "pour le prochain Conseil" le 24 février, à deux mois du premier tour du scrutin le 23 avril. Un deuxième tour est prévu le 7 mai.
Lundi, un proche du candidat centriste à la présidentielle Emmanuel Macron avait appelé les "plus hautes autorités de l'État" à "garantir qu'il n'y aura pas d'ingérence d'une puissance étrangère dans (la) vie démocratique" française.
Pointant du doigt la Russie, déjà suspectée d'interférences dans l'élection américaine, Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement de M. Macron, a dénoncé des "fausses nouvelles" et "rumeurs" et fait état de "centaines, voire de milliers d'attaques" sur les système informatique, base de données et site du mouvement.
Réplique du Kremlin: ces accusations d'ingérence sont "absurdes". "Nous n'avons pas et nous n'avons jamais eu l'intention de gêner les affaires intérieures d'un pays, encore moins son processus électoral", a assuré la présidence russe.
Pour des experts, aux États-Unis comme en France, la sécurité informatique des partis politiques représente le maillon faible des élections.
L'Agence française de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a d'ailleurs réuni en octobre les représentants des principaux partis pour les alerter sur le risque numérique.
En décembre, son directeur Guillaume Poupart avait mis en garde contre "des attaques numériques pour faire de la politique, dont le but est d'influencer" l'opinion.
François Hollande a demandé que lui "soient présentées (...) les mesures spécifiques de vigilance et de protection, y compris dans le domaine cyber, prises" pour la campagne présidentielle, a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
Cet état des lieux, demandé mercredi lors d'un Conseil de défense et de sécurité nationale, doit lui être communiqué "pour le prochain Conseil" le 24 février, à deux mois du premier tour du scrutin le 23 avril. Un deuxième tour est prévu le 7 mai.
Lundi, un proche du candidat centriste à la présidentielle Emmanuel Macron avait appelé les "plus hautes autorités de...


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