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Économie - Dette

Christine Lagarde croit à une solution pour la Grèce

« On nous a demandé d’aider, mais nous ne pouvons le faire que dans des conditions équitables », a dit la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Archives Reuters

Le Fonds monétaire international s'efforce de parvenir à un accord sur le plan de sauvetage de la Grèce, mais ne peut pas enfreindre ses règles et réserver un traitement de faveur au pays, a déclaré hier la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.
Athènes, le FMI et la zone euro doivent s'entendre sur la dernière « revue » des réformes entreprises dans le pays dans le cadre de son renflouement afin de permettre le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide. Les trois parties sont en désaccord sur les réformes à mettre en œuvre. Le FMI a fait savoir qu'il ne pourrait pas participer au troisième plan d'aide en cours tant qu'il n'aurait pas l'assurance que la Grèce pourra sortir de la spirale de sa dette.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré au cours du week-end que le plan de sauvetage de la Grèce était fragilisé, parce que le FMI n'avait pas décidé du rôle qu'il souhaitait jouer.

Pas de traitement de faveur
Dans une interview accordée à Reuters à l'occasion d'une visite à Dubaï, Christine Lagarde a répondu à ces critiques en disant que le FMI s'efforçait activement de régler ces différends, mais que sa marge de manœuvre était limitée. « On nous a demandé d'aider, mais nous ne pouvons le faire qu'à des termes et dans des conditions équitables. En d'autres mots, nous ne pouvons pas réserver un traitement de faveur à un pays en particulier parce qu'il s'agit de ce pays-là. »
Le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos a répondu à Mme Lagarde, sur la chaîne Antenna TV, que la Grèce ne demandait pas au Fonds monétaire international un « traitement de faveur », mais demandait à l'organisation internationale de décider si elle voulait participer au troisième plan d'aide de la Grèce. Il a également affirmé qu'Athènes s'efforce de parvenir à un accord « politique » avec ses créanciers internationaux, sur toutes les questions retardant la « revue » de son plan de sauvetage, pour le 20 février, date de la réunion des ministres des Finances de la zone euro.
Le FMI pousse Athènes à faire de nouvelles réformes de long terme sur sa fiscalité et son système de retraite.
Le Fonds a également laissé entendre que les créanciers de la Grèce devront peut-être accepter une décote, une idée rejetée par certains gouvernements européens, dont Berlin.
Christine Lagarde a néanmoins déclaré lundi qu'il était peut-être encore possible de rendre la dette de la Grèce viable sans recourir à un allègement, mais elle n'a pas donné de détail sur cette stratégie.
(Source : Reuters)

Le Fonds monétaire international s'efforce de parvenir à un accord sur le plan de sauvetage de la Grèce, mais ne peut pas enfreindre ses règles et réserver un traitement de faveur au pays, a déclaré hier la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.Athènes, le FMI et la zone euro doivent s'entendre sur la dernière « revue » des réformes entreprises dans le pays dans le cadre de son renflouement afin de permettre le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide. Les trois parties sont en désaccord sur les réformes à mettre en œuvre. Le FMI a fait savoir qu'il ne pourrait pas participer au troisième plan d'aide en cours tant qu'il n'aurait pas l'assurance que la Grèce pourra sortir de la spirale de sa dette.Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré au cours du week-end que le plan de...
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