La justice russe a obligé un détenu, hospitalisé après une grève de la faim, à rembourser les frais médicaux liés à son geste de protestation contre ses conditions de détention, a indiqué sa compagne.
Juriste de formation, Andreï Krekov, 36 ans, purge depuis juillet 2015 une peine de deux ans et huit mois de prison dans la région d'Arkhangelsk (nord-ouest) pour avoir mordu un policier, selon sa compagne Viktoria.
En janvier 2016, il a observé une grève de la faim de 27 jours, a-t-elle indiqué à l'AFP. Il protestait contre des conditions de détention trop sévères, affirmant entre autres avoir été régulièrement placé au cachot et s'être vu interdit d'appeler sa famille.
Après avoir perdu 18 kilos lors de sa grève de la faim, et ne pesant que 56 kg pour 1,86m, il a demandé à être hospitalisé, selon sa compagne. Mais l'hôpital lui a prodigué sans son accord et sans l'en avertir des soins payants et non couverts par la sécurité sociale, a poursuivi la jeune femme.
Dès sa sortie de l'hôpital, il s'est vu infliger une facture de 28.917 roubles (470 euros au taux de lundi) pour des frais médicaux et 21.616 roubles (350 euros) de dommages et intérêts à payer à l'administration pénitentiaire.
"Il doit payer pour le traitement médical, pour son séjour dans une chambre individuelle et même pour l'escorte qui le gardait à l'hôpital", a expliqué Viktoria.
"Cette décision est illégale", a assuré à l'AFP son avocat Alexeï Fediarov, y voyant une tentative de dissuader les détenus de faire des grèves de la faim.
Les violences et mauvais traitements de la part des surveillants dans les camps et les prisons en Russie sont régulièrement dénoncés par les familles des prisonniers et des ONG spécialisées dans la surveillance des lieux de détention.
Juriste de formation, Andreï Krekov, 36 ans, purge depuis juillet 2015 une peine de deux ans et huit mois de prison dans la région d'Arkhangelsk (nord-ouest) pour avoir mordu un policier, selon sa compagne Viktoria.En janvier 2016, il a observé une grève de la faim de 27 jours, a-t-elle indiqué à l'AFP. Il protestait contre des conditions de détention trop sévères, affirmant entre autres avoir été régulièrement placé au cachot et s'être vu interdit d'appeler sa famille.
Après avoir perdu 18 kilos lors de sa grève de la faim, et ne pesant que 56 kg pour 1,86m, il a demandé à être hospitalisé, selon sa...


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