La police turque a dispersé vendredi une manifestation à Ankara en soutien à 330 universitaires limogés dans le cadre des purges menées par le pouvoir, selon un photographe de l'AFP sur place.
Douze personnes ont été arrêtées lors de ce rassemblement qui avait été interdit par les autorités, selon le photographe.
Les policiers ont bloqué en fin de matinée les accès à l'université, mais certains députés du principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate) venus manifester ont réussi à forcer le passage.
Les manifestants se sont rassemblés devant les grilles de l'université, certains déposant au sol leurs toges universitaires, avant d'être dispersés par les forces anti-émeute à l'aide de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.
"Aujourd'hui, des universitaires venus (...) pour dire adieu à leurs amis limogés par un décret-loi ont malheureusement été attaqués par du gaz lacrymogène, des matraques et des chiens", a déclaré le vice-président du CHP, Veli Agbaba, qui a également condamné le traitement infligé à des universitaires de "70-80 ans".
Selon un décret-loi publié mardi soir, 330 universitaires membres du Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) ont été limogés, dont Ibrahim Kaboglu, l'un des constitutionnalistes les plus réputés du pays.
Cette mesure s'inscrit dans le cadre des purges menées par le pouvoir depuis le putsch avorté de juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.
Par ailleurs, une autre manifestation a eu lieu dans le centre-ville d'Ankara, où une centaine de personnes se sont réunies pour protester contre ces limogeages et l'état d'urgence en vigueur depuis le coup d'Etat manqué.
La foule s'est dispersée au bout d'une dizaine de minutes, peu avant l'arrivée des forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.
Depuis le coup d'état manqué, imputé par Ankara au prédicateur islamiste Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis, plus de 43.000 personnes ont été arrêtées en Turquie et plus de 100.000 limogées ou suspendues.
Les policiers ont bloqué en fin de matinée les accès à l'université, mais certains députés du principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate) venus manifester ont réussi à forcer le passage.Les manifestants se sont rassemblés devant les grilles de l'université, certains déposant au sol leurs toges universitaires, avant d'être dispersés par les forces anti-émeute à l'aide de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.
"Aujourd'hui, des universitaires venus (...) pour dire adieu à leurs...


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