Le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a estimé vendredi à Londres que l'Europe devait défendre ses valeurs quand elles sont menacées, critiquant les "faits alternatifs" avancés par l'administration de Donald Trump.
"Nous devons être prêts à défendre nos valeurs européennes historiques quand elles sont menacées ou quand des politiques fondées sur des preuves sont contestées par des faits alternatifs", a déclaré M. Dombrovskis, lors d'un discours prononcé au siège européen de l'agence de presse financière Bloomberg.
En employant l'expression "faits alternatifs", il faisait référence aux termes utilisés par Kellyanne Conway, une conseillère de Donald Trump, lors de la polémique sur le nombre de personnes ayant assisté à l'investiture du président américain.
Le vote des Britanniques en faveur du Brexit le 23 juin 2016, "que je regrette mais que je respecte, fait que nous préparons une nouvelle relation entre l'Union européenne et le Royaume-Uni", a encore estimé M. Dombrovskis. "Les récentes élections américaines ont causé davantage d'incertitudes et remis en question beaucoup de positions établies".
L'Union européenne fait face de surcroît à une montée en son sein de mouvements nationalistes hostiles à l'immigration et aux politiques économiques paneuropéennes.
Face à cela, M. Dombrovskis, chargé entre autres des services financiers, a défendu la coopération internationale.
"Mais si nous croyons au maintien d'une coopération mutuelle bénéfique, il est clair que nous avons besoin de la coopération de nos partenaires". "Que se passera-t-il si les règles financières diffèrent fortement à New York, Londres, Paris, Francfort ou Singapour ?", s'est demandé l'ancien Premier ministre letton.
Le commissaire européen avait assuré la veille dans un entretien accordé au quotidien britannique des affaires City AM que l'Europe ne comptait pas déréguler la finance, contrairement à l'assouplissement des règles bancaires demandé tout récemment aux Etats-Unis par Donald Trump.
M. Dombrovskis s'était par ailleurs montré plutôt conciliant avec Londres en déclarant que Bruxelles cherchait non pas à punir le Royaume-Uni mais à obtenir un accord bénéfique aux deux parties.
Le vote des Britanniques en...


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