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Accueil des réfugiés dans l'UE: possibles sanctions en mars contre les pays récalcitrants

La Commission européenne, déterminée à voir les Etats membres de l'Union honorer leurs engagements en matière d'accueil de réfugiés, pourrait envisager le mois prochain, "si nécessaire", des mesures de sanctions contre les pays récalcitrants, a indiqué mercredi un de ses vice-présidents.

"Nous pourrions le faire, nous avons la possibilité d'ouvrir des procédures d'infraction. Mais je me demande si ça aidera les réfugiés à court terme", a expliqué Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Il a dit préférer une approche "pragmatique et politique". "Notre prochain rapport (sur l'avancement des programmes) sortira en mars, et ce sera le bon moment pour envisager d'autres options si c'est nécessaire", a-t-il précisé.

La Commission a une nouvelle fois souligné mercredi le manque effectif de solidarité entre Etats membres pour "relocaliser" les réfugiés arrivés en Grèce et en Italie.

Un nouveau bilan a montré qu'en décembre, 1.926 personnes ont été relocalisées dans l'Union européenne (764 depuis l'Italie et 1.162 de Grèce), puis 1.682 en janvier (551 d'Italie et 1.131 de Grèce), encore loin de l'effort demandé par la Commission de pouvoir relocaliser chaque mois 1.000 réfugiés dans l'attente en Italie et 2.000 de Grèce. Au total 11.966 personnes ont été prises en charge par ce biais.
"Si les Etats membres s'inquiètent de la situation sur le terrain, ils doivent faire plus" pour y remédier, a martelé M. Timmermans, en recommandant aux pays jugés bons élèves de "faire pression" sur les autres.

En Grèce, dans le camp surpeuplé et insalubre de Moria sur l'île de Lesbos, trois occupants sont décédés en moins d'une semaine fin janvier. La situation a empiré en raison de la vague de froid qui a frappé le pays pendant des semaines. L'Italie doit également faire face à une pression croissante avec des arrivées toujours plus nombreuses par la route de la Méditerranée centrale.

La Commission a le pouvoir de poursuivre en justice un Etat membre qui manque à ses obligations liées aux droit de l'Union. En réponse à la crise migratoire, les Etats membres se sont engagés en 2015 à accueillir un certain nombre de réfugiés soit en provenance de Grèce et d'Italie, soit directement depuis la Turquie, la Jordanie et le Liban.

La Commission européenne, déterminée à voir les Etats membres de l'Union honorer leurs engagements en matière d'accueil de réfugiés, pourrait envisager le mois prochain, "si nécessaire", des mesures de sanctions contre les pays récalcitrants, a indiqué mercredi un de ses vice-présidents.
"Nous pourrions le faire, nous avons la possibilité d'ouvrir des procédures d'infraction. Mais je me demande si ça aidera les réfugiés à court terme", a expliqué Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
Il a dit préférer une approche "pragmatique et politique". "Notre prochain rapport (sur l'avancement des programmes) sortira en mars, et ce sera le bon moment pour envisager d'autres options si c'est nécessaire", a-t-il précisé.
La Commission a une nouvelle fois...