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France: le rôle de mentor de la jihadiste Inès Madani se confirme

Une jeune jihadiste, principale suspecte de l'affaire des bonbonnes de gaz découvertes dans une voiture en septembre à Paris, a été mise en examen jeudi pour son rôle de mentor auprès d'aspirants jihadistes en 2015, a appris l'AFP de source judiciaire.

Inès Madani est soupçonnée de s'être fait passer pour un homme à plusieurs reprises pour exercer son influence, en se dissimulant sous des noms de combattants tels qu'Abou Omar ou Abou Souleymane sur les réseaux sociaux, notamment la chaîne de messagerie cryptée Telegram.

Le 8 septembre, la jeune femme, à peine âgée de 19 ans, avait été arrêtée avec deux complices en région parisienne, à l'issue d'une traque de plusieurs jours après la découverte d'une voiture chargée de cinq bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris. Se sachant repérées, deux des trois femmes, dont Inès Madani, avaient tenté de s'attaquer aux policiers avec un couteau.
Inès Madani est soupçonnée d'avoir été un mentor influent, sous le nom masculin et fictif d'Abou Omar, pour une autre suspecte arrêtée, Ornella Gilligmann, dont l'ADN avait été retrouvé dans la voiture chargée de bonbonnes.

Comme l'avait révélé le quotidien Le Monde en novembre, Inès Madani apparaît aussi pour les enquêteurs derrière le nom d'Abou Souleymane, un personnage évoqué dans un reportage de la chaîne Canal+ ("Les Soldats d'Allah") de mai 2016, où un journaliste avait infiltré une cellule d'aspirants jihadistes.
Le journaliste avait réussi à approcher l'émir d'un groupe actif sur les réseaux sociaux, un jeune Franco-turc, "Oussama" (qui sera arrêté, mis en examen et écroué fin 2015).
Le journaliste avait également été en contact avec Abou Souleymane, qui lui avait donné rendez-vous dans une gare RER. Là, une femme en niqab, que les enquêteurs pensent être Inès Madani, lui avait remis une lettre avec un plan d'attaque.

Inès Madani est soupçonnée d'avoir utilisé les réseaux sociaux pour transmettre des instructions à ses émules, soit pour se rendre en Syrie, soit pour commettre des actions violentes, a expliqué une source proche du dossier. Toujours sous l'identité fictive d'Abou Souleymane.
Déjà en détention provisoire, elle a de nouveau été mise en examen jeudi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, a précisé la source judiciaire.

Une jeune jihadiste, principale suspecte de l'affaire des bonbonnes de gaz découvertes dans une voiture en septembre à Paris, a été mise en examen jeudi pour son rôle de mentor auprès d'aspirants jihadistes en 2015, a appris l'AFP de source judiciaire.
Inès Madani est soupçonnée de s'être fait passer pour un homme à plusieurs reprises pour exercer son influence, en se dissimulant sous des noms de combattants tels qu'Abou Omar ou Abou Souleymane sur les réseaux sociaux, notamment la chaîne de messagerie cryptée Telegram.
Le 8 septembre, la jeune femme, à peine âgée de 19 ans, avait été arrêtée avec deux complices en région parisienne, à l'issue d'une traque de plusieurs jours après la découverte d'une voiture chargée de cinq bonbonnes de gaz en plein cœur de Paris. Se sachant repérées, deux des trois femmes,...