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Moyen Orient et Monde - Législation Anticorruption

Le gouvernement roumain persiste malgré des protestations massives

Les manifestants s'apprêtaient, hier, à passer une nouvelle soirée dans la rue pour dénoncer la dépénalisation de plusieurs délits de malversation.

Entre 200 000 et 300 000 personnes ont manifesté, mercredi soir, à travers la Roumanie contre le décret assouplissant la législation anticorruption, une mobilisation sans égale depuis la chute du régime communiste fin 1989. Daniel Mihailescu/AFP

Le gouvernement social-démocrate roumain a défendu bec et ongles, hier, un décret d'urgence assouplissant la législation anticorruption, malgré un désaveu massif et des manifestants qui s'apprêtaient à passer une nouvelle soirée dans la rue. « Nous avons pris une décision au sein du gouvernement et nous allons de l'avant », a déclaré le Premier ministre Sorin Grindeanu à l'issue d'une réunion de son parti (PSD), ajoutant qu'il n'avait pas l'intention de retirer le texte qui a mis le feu aux poudres. À ses côtés, le puissant chef du PSD, Liviu Dragnea, a dénoncé « une tentative de déstabiliser le gouvernement », mettant en cause « une campagne de mensonges et de désinformation ».
Entre 200 000 et 300 000 personnes ont manifesté mercredi soir à travers la Roumanie, lors d'une mobilisation sans égale depuis la chute du régime communiste de Nicolae Ceausescu fin 1989. Beaucoup réclamaient la démission du nouveau gouvernement formé il y a à peine un mois par le PSD, qui a adopté mardi, en catimini, un décret d'urgence dépénalisant plusieurs délits de corruption. L'exécutif justifie sa réforme par la nécessité de désengorger les prisons et de mettre en conformité le code pénal, dont une soixantaine d'articles ont été invalidés par la Cour constitutionnelle. Dénonçant une volonté du gouvernement de permettre à des élus et hommes d'affaires soupçonnés de malversations d'échapper à la justice, la mobilisation a été immédiate dans ce pays pauvre, où la lutte contre la corruption s'était intensifiée ces dernières années sous la pression de l'UE et de magistrats très offensifs.
Les rangs du PSD, au centre de la vie politique depuis la fin du communisme, ont été particulièrement touchés par les enquêtes du parquet anticorruption (DNA). Le DNA est l'institution qui bénéficie du plus fort taux de confiance du pays après l'Église orthodoxe et l'armée, tandis que 95 % des Roumains souhaitaient, avant les élections de décembre, que la lutte contre la corruption, fléau endémique, soit une priorité du futur gouvernement.

(Source : AFP)

Le gouvernement social-démocrate roumain a défendu bec et ongles, hier, un décret d'urgence assouplissant la législation anticorruption, malgré un désaveu massif et des manifestants qui s'apprêtaient à passer une nouvelle soirée dans la rue. « Nous avons pris une décision au sein du gouvernement et nous allons de l'avant », a déclaré le Premier ministre Sorin Grindeanu à l'issue d'une réunion de son parti (PSD), ajoutant qu'il n'avait pas l'intention de retirer le texte qui a mis le feu aux poudres. À ses côtés, le puissant chef du PSD, Liviu Dragnea, a dénoncé « une tentative de déstabiliser le gouvernement », mettant en cause « une campagne de mensonges et de désinformation ».Entre 200 000 et 300 000 personnes ont manifesté mercredi soir à travers la Roumanie, lors d'une mobilisation sans égale...
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