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Roumanie: démission d'un ministre qui dénonce les mesures controversées du gouvernement

Le ministre roumain des Milieux d'affaires, du Commerce et de l'Entrepreneuriat Florin Jianu a annoncé jeudi sa démission, critiquant les mesures controversées du gouvernement pour assouplir la législation anticorruption qui ont déclenché des manifestations d'une ampleur inédite.

"Je mets fin à mon activité gouvernementale car c'est ce que ma conscience me dicte", a écrit M. Jianu, 40 ans, sur sa page Facebook. "Peut-être que cet exemple leur sera utile", a-t-il ajouté à l'adresse des membres du gouvernement.

Au moins 200.000 personnes ont manifesté mercredi soir à Bucarest et dans plusieurs villes du pays, un record depuis la chute du communisme, pour dénoncer la révision du code pénal initiée par le Parti social-démocrate (PSD), vainqueur des législatives en décembre.

Le ministre de la Justice Florin Iordache, dont les manifestants ont exigé le départ, a affirmé qu'il ne démissionnerait pas, annonçant toutefois qu'il déléguait ses pouvoirs à un adjoint pour une semaine, sans en expliquer les raisons.
"Je ne démissionne pas, mais pour les affaires courantes c'est (le secrétaire d'Etat Constantin, ndlr) Sima qui aura le droit de signature", a-t-il déclaré à l'agence News.ro.

Son collègue M. Jianu, un responsable issu du monde de l'entreprise resté sans étiquette, a précisé avoir envisagé sa démission dès mardi soir, quand le gouvernement a adopté le changement de législation par décret d'urgence. Le texte, qu'il a qualifié "d'erreur", pourrait permettre à plusieurs hommes politiques d'échapper à des poursuites pénales, à commencer par le patron du PSD, Liviu Dragnea.

Les adversaires de cet assouplissement législatif misent désormais sur une intervention de la Cour constitutionnelle.

Le président de centre droit Klaus Iohannis a annoncé jeudi avoir saisi la haute juridiction sur un "possible conflit juridique entre les pouvoirs de l'Etat". Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait fait une démarche similaire mercredi. Le chef d'Etat demande à la Cour de constater que le décret a été pris "en violation de la Constitution" et de d'"empêcher que ce texte ne produise des effets", a écrit M. Iohannis dans sa lettre.

La Cour n'a pas encore fixé de date pour l'examen de ces saisines. Les opposants au décret espèrent que les neuf juges se prononceront avant le 10 février, date prévue de l'entrée en vigueur des mesures.
Selon les juristes, si cet assouplissement du code pénal est en vigueur ne serait-ce qu'un seul jour, les personnes renvoyées en justice pourront s'en prévaloir devant les tribunaux, les juges étant tenus d'appliquer la loi pénale la plus favorable.

Le ministre roumain des Milieux d'affaires, du Commerce et de l'Entrepreneuriat Florin Jianu a annoncé jeudi sa démission, critiquant les mesures controversées du gouvernement pour assouplir la législation anticorruption qui ont déclenché des manifestations d'une ampleur inédite.
"Je mets fin à mon activité gouvernementale car c'est ce que ma conscience me dicte", a écrit M. Jianu, 40 ans, sur sa page Facebook. "Peut-être que cet exemple leur sera utile", a-t-il ajouté à l'adresse des membres du gouvernement.
Au moins 200.000 personnes ont manifesté mercredi soir à Bucarest et dans plusieurs villes du pays, un record depuis la chute du communisme, pour dénoncer la révision du code pénal initiée par le Parti social-démocrate (PSD), vainqueur des législatives en décembre.
Le ministre de la Justice Florin Iordache,...