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Liban - Parlement

Kanaan s’insurge contre l’absentéisme aux réunions de la commission des Finances et du Budget

Sur un total de dix-sept députés, trois seulement sont venus assister à la réunion de la commission parlementaire des Finances et du Budget.

Pour la seconde fois consécutive, la réunion de la commission parlementaire des Finances et du Budget que préside Ibrahim Kanaan n'a pas pu se tenir, faute de quorum. Elle était consacrée hier à l'examen d'une proposition de loi, présentée en 2012 par le président Michel Aoun, en sa qualité, à l'époque, de chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme. Le texte en question propose de faire bénéficier des militaires qui avaient été sanctionnés dans la foulée des événements du 13 octobre 1990, des mêmes droits que leurs camarades au sein de l'armée.
Sur les dix-sept députés que compte la commission, seulement trois étaient présents aux côtés de M. Kanaan, des ministres de la Défense, Yaacoub Sarraf, et de la Justice, Salim Jreissati, ainsi que des représentants des départements concernés. Ibrahim Kanaan n'a pas caché son irritation face à ce qu'il a considéré comme étant un laisser-aller, en insinuant que des motifs politiques et pas nécessairement techniques expliqueraient l'absence de ses collègues à la réunion. « Est-il possible de prétexter une concomitance avec d'autres réunions parlementaires ? À supposer bien entendu que cela soit réellement la cause de cette absence. J'espère bien que c'est le cas et non pas d'autres raisons », a-t-il déclaré durant la conférence de presse qu'il a tenue, place de l'Étoile.
M. Kanaan a insisté sur le fait que la proposition de loi « ne risque pas de grever le Trésor dans la mesure où elle ne fait que fixer des délais pour permettre aux militaires qui avaient été lésés par les décisions prises à leur encontre en 1990 de présenter un recours devant la justice », afin de pouvoir récupérer leurs droits.
Il s'agit des militaires qui avaient servi au sein de l'armée aux côtés du général Aoun, à l'époque où il était chef du gouvernement de transition. Sous le gouvernement Hoss (1987-1990), ils avaient été forcés à démissionner et avaient de ce fait été privés de leurs salaires et de leurs pensions.
Le parlementaire a insisté sur la nécessité de « mettre de côté les tiraillements politiques pour ce qui a trait à l'institution militaire », en précisant qu'il compte « donner une dernière chance » à ses collègues et « considérer que le problème se limite à un chevauchement des réunions parlementaires ». Il a annoncé qu'il envisage de convoquer une troisième réunion dans les jours à venir et appelé le président de la Chambre, Nabih Berry, à convoquer à son tour une réunion des présidents et des rapporteurs des commissions pour que soit réglé une fois pour toutes le problème du chevauchement des réunions des commissions.

Pour la seconde fois consécutive, la réunion de la commission parlementaire des Finances et du Budget que préside Ibrahim Kanaan n'a pas pu se tenir, faute de quorum. Elle était consacrée hier à l'examen d'une proposition de loi, présentée en 2012 par le président Michel Aoun, en sa qualité, à l'époque, de chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme. Le texte en question propose de faire bénéficier des militaires qui avaient été sanctionnés dans la foulée des événements du 13 octobre 1990, des mêmes droits que leurs camarades au sein de l'armée.Sur les dix-sept députés que compte la commission, seulement trois étaient présents aux côtés de M. Kanaan, des ministres de la Défense, Yaacoub Sarraf, et de la Justice, Salim Jreissati, ainsi que des représentants des départements concernés. Ibrahim...
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