Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Loi électorale : les joumblattistes rejettent "les formules proposées"

Une délégation du bloc parlementaire du Rassemblement démocratique, affilié au leader druze Walid Joumblatt, s'est rendu mardi auprès du Premier ministre, Saad Hariri, dans le cadre de sa tournée auprès des responsables libanais, en vue d'obtenir des assurances quant à une éventuelle adoption d'une nouvelle loi électorale.

"Nous sommes venus informer M. Hariri que nous refusons catégoriquement les formules proposées pour la loi électorale", a déclaré l'ancien ministre de la Santé, Waël Bou Faour, depuis le Grand Sérail, citant notamment les moutures fondées sur la proportionnelle.

A l'issue de la réunion avec M. Hariri, le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, a affirmé que la délégation va poursuivre sa tournée "pour discuter d'un projet de loi qui puisse tranquilliser toutes les parties". "Nous ne voulons pas être la partie éliminée", a-t-il ajouté, affirmant soutenir les droits des chrétiens.

"Nous ne sommes en conflit avec personne, ni avec le président de la République, Michel Aoun, ni avec le Courant patriotique libre, a assuré M. Hamadé. C'est malheureusement le CPL qui a haussé le ton et parlé de descendre dans la rue et d'imposer une projet de loi en particulier". "Nous voulons que tout le monde soit tranquille et obtienne tous ses droits mais nous n'accepterons pas que l'on prenne nos droits", a-t-il martelé.

La délégation s'était rendue auparavant chez l'ex-Premier ministre Nagib Mikati. "La loi électorale est liée à l'accord de Taëf, et son mécanisme est clair", a déclaré M. Bou Faour. "Taëf est contraignant pour tous les Libanais. Cet accord est le fruit de nombreux sacrifices. Si quelqu'un souhaite l'abroger, qu'il le dise clairement", a martelé l'ancien ministre.

La loi électorale en vigueur, dite de 1960, prévoit un mode de scrutin majoritaire. Elle est critiquée par la plupart de la classe politique, du moins en apparence, à l'exception des joumblattistes. Parmi les loi proposées, certains textes prévoient la proportionnelle, ou un mode de scrutin mixte.

Une délégation du bloc parlementaire du Rassemblement démocratique, affilié au leader druze Walid Joumblatt, s'est rendu mardi auprès du Premier ministre, Saad Hariri, dans le cadre de sa tournée auprès des responsables libanais, en vue d'obtenir des assurances quant à une éventuelle adoption d'une nouvelle loi électorale.
"Nous sommes venus informer M. Hariri que nous refusons catégoriquement les formules proposées pour la loi électorale", a déclaré l'ancien ministre de la Santé, Waël Bou Faour, depuis le Grand Sérail, citant notamment les moutures fondées sur la proportionnelle.
A l'issue de la réunion avec M. Hariri, le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, a affirmé que la délégation va poursuivre sa tournée "pour discuter d'un projet de loi qui puisse tranquilliser toutes les parties". "Nous ne voulons...